Résultats scolaires: faut-il s’inquiéter?

Faut-il s’inquiéter si votre enfant est en-dessous de la moyenne de sa classe ? Si ses résultats scolaires diminuent ?

Les notes sont importantes et, quand elles sont « bonnes », une valorisation extérieure gratifiante. Qui n’a jamais été content d’avoir un « beau » bulletin ? Quel plaisir de voir nos parents contents de nous !

Mais les notes sont un indicateur de quelque chose de plus important. Le plaisir d’apprendre, la capacité à comprendre, à analyser, à restituer et à mémoriser , la capacité à se projeter dans le futur se révèlent bien souvent par ce moyen.

Alors, oui, il faut s’inquiéter quand les résultats ne suivent pas. Si nous voyons notre adolescent étudier et faire ses devoirs, peut-être souffre-t’il de stress lorsqu’il est confronté aux questions de son professeur ? Peut-être aussi notre  manque-t’elle de méthode, de technique pour apprendre efficacement ? Ou alors, il a des lacunes dans une matière qui l’empêche aujourd’hui de suivre et de comprendre.

S’il étudie peu et que nous le sentons désengagé (pas envie d’aller à l’école, pas envie de faire ses devoirs) peut-être manque-t’il de motivation ?

Il y a des solutions à tout cela. Ne le laissons pas seul dans ce qui constitue la majeure partie de son emploi du temps et une des clés pour son futur.

Ses résultats évolueront à la condition qu’il maîtrise les outils de son métier d’élève.

Outils pour apprendre

Un autre chemin

une vie après l'autre

Et si on pouvait recommencer sa vie ? Repartir à zéro pour ne pas refaire les mêmes erreurs ? Inspirée par le roman « Une vie après l’autre» de Kate Atkinson que je viens de terminer, voilà que je réfléchis aux choix que j’ai posés tout au long de ma vie et à ceux que mes clients ont partagés avec moi.

Les adultes et adolescents qui ont envie d’un changement passent une bonne partie de l’entretien à me raconter leur passé. Souvent, ils me confient regretter leurs choix. Choix d’études, choix de compagnon de route, choix de lieu de vie, choix de métier…ils rêvent de revenir en arrière et de tout recommencer.

Ou alors ils accusent leurs parents, leur milieu, les circonstances et le destin de ne pas leur avoir laissé le choix.

Ou bien -et ce n’est pas incompatible- ils se sentent coupables de ne pas avoir fait des choix mais d’avoir plutôt suivi la route qu’ « on » leur avait tracée.

Et ils veulent un changement radical.

Alors nous analysons ce passé ; et trois choses peuvent arriver

  • La personne s’aperçoit qu’elle a pris les décisions qui étaient les meilleures à ce moment, en fonction de ses parents, de son milieu, des circonstances;
  • Elle s’aperçoit aussi que ces décisions étaient prises en accord avec des valeurs et des croyances qui lui étaient utiles à ce moment-là;
  • Pour certaines décisions/non-décisions – c’est la même chose-, elle comprend que, là aussi, elle a suivi ce qui lui semblait important à ce moment-là: confort, sécurité, amour etc.

Avec divers outils issus de la PNL ou de la pratique narrative, le coaching peut aider la personne à changer de perspective sur son passé.

Et l’aider à comprendre qu’elle est riche de ce même passé.

Survient alors rapidement la question : aujourd’hui, que veut vraiment cette personne ? Quelles sont les valeurs qu’elle veut porter ? Quelles sont les croyances qu’elle décide de suivre ? Quelle décision veut-elle prendre?

Donc effacer son passé, repartir de zéro : non. Prendre un autre chemin: oui !

décision croisement choix

Croyances autour de l’intelligence

perdu au collège

Beaucoup de mes clients adolescents ne comprennent pas ce qui leur arrive au Collège.

Ils réussissaient très bien en primaire : de bons résultats scolaires, des devoirs rapidement faits, une bonne compréhension de la matière et une écoute correcte en classe. On peut même dire que certains s’ennuyaient : c’était presque trop facile.

Puis, l’entrée en 6ème -en 1ère secondaire pour les Belges – a modifié la donne.

Soudain, leurs résultats baissent, les devoirs leur paraissent une montagne, ils commencent à perdre le fil en classe et réalisent qu’ils ne comprennent pas certains points de la matière.

Le stress arrive, ce stress qui paralyse et empire les choses -pas l’autre, celui qui booste.

Le stress arrive donc, et avec la baisse des résultats scolaires, la confiance en soi diminue, diminue encore…Ceux qui ont une bonne estime de soi arrivent tant bien que mal à s’accrocher, souvent avec l’aide de leurs parents. Pour d’autres, c’est la catastrophe et ils décrochent.

Que leur arrive-t’il ?

Beaucoup d’entre eux croient que lorsqu’on est intelligent, il n’est pas nécessaire de travailler pour réussir. Pire, ils croient que s’ils travaillaient, cela leur ferait perdre leur statut -si valorisant d’ado- intelligent. Selon Isabelle Filliozat et les chercheurs de l’université de Hong-Kong, la relation entre la croyance concernant l’effort et celle concernant la compétence a une influence majeure sur la motivation à l’école.

Le rôle des croyances -souvent inconscientes- est essentiel dans notre fonctionnement quotidien. Et si ils en adoptaient une nouvelle ? Changer de croyance n’est pas toujours facile ni désirable, mais cela est important lorsque celles qu’on avait adoptées nous desservent.

« Etre intelligent, c’est tout mettre en œuvre pour réussir », voilà une nouvelle croyance qui permettra à nos ados d’être à la fois efficaces à l’école et bien dans leurs baskets.

Pour leur faire comprendre, je compare souvent l’élève à un sportif de haut niveau qui a besoin de s’exercer et d’analyser sa pratique pour progresser.

Alors, on la leur propose, cette nouvelle croyance ?

effort sportif

Des projets qui ont du sens

Quel est le rapport entre écologie et adolescence ? me suis-je demandée aujourd’hui, alors que j’assistais hier à un atelier « zéro déchet ». A priori, aucun. Pourtant, et c’est ce que j’aime lorsque j’associe deux idées et qu’elles créent une troisième, il y en a un.

Je connais quelqu’un qui, à 17 ans, parcourait les rues de sa ville pour convaincre les gens qu’il était nécessaire de créer une constitution européenne. Je connais quelqu’un d’autre qui, au même âge, se prit de passion pour la religion. Moi, à 17 ans, je ne pensais qu’à ce que j’allais porter le lendemain et à mes cours ; pour le reste, je n’avais qu’une vague idée de ce qu’était l’union européenne et il ne fallait pas me parler de religion. Je me sentais plutôt inutile.

Je voyais bien que certains de  mes camarades appartenaient à des chorales, ou à des clubs de sport, aux Scouts, à l’association de leur village. Et je voyais qu’ils avaient l’air heureux de participer aux projets de leurs groupes : un concert, un bal, un tournoi, un stand d’information.

Un club politique, un groupe de défense des animaux, un club de sport, du bénévolat permettent de s’investir -ce qui veut dire aussi d’investir en soi. Ils accompagnent l’adolescent dans la construction de son identité. Ils lui permettent d’évoluer entre pairs, une composante essentielle de son bon développement.

L’énergie créatrice des adolescents est une énergie qui peut soulever des montagnes. Pas ou mal utilisée, elle peut se perdre, gaspillée à jamais pour le monde, transformée en violence, en fanatisme ou en passivité face à la vie.

J’encourage les ados que j’accompagne à trouver un projet qui a du sens pour eux et à le défendre afin qu’ils apportent au monde leur énergie ( une énergie qui nous est nécessaire pour faire bouger les choses que nous, adultes, aimons tant conserver). Et n’oublions pas le pouvoir de l’exemple qu’évoque Isabelle Filliozat et commençons par le donner en nous investissant dans ce qui est important pour nous.

Je lui laisse le mot de la fin « Favorisons son ouverture vers des associations ou des engagements constructifs. Notre responsabilité d’adulte est de leur donner une place pour qu’ils se sentent appartenir au groupe, puissent développer leur pouvoir personnel, se sentir utiles et investir leur énergie débordante, leurs idées novatrices et leur créativité dans des projets qui ont du sens pour eux comme pour la société » (On ne se comprend plus, p.215)

manifestation en Pologne

Le Cercle de Vie

Le Cercle de Vie, c’est un club très privé dans lequel vous seul choisissez ceux qui y appartiennent. Il est composé de « VIP » super importants pour vous. On en a tous un ; parfois il est petit, parfois il est plus conséquent.

Ces « people »  sont importants par le soutien qu’ils vous apportent, l’amour qu’ils vous manifestent, les valeurs qu’ils vous ont transmises, l’expérience de vie qu’ils ont vécue et qui vous inspire. Parents, amis, voisins, enseignants, inconnus croisés au hasard des circonstances : tous vous ont donné quelque chose d’important.

Autre chose : ces personnes ne sont pas forcément réelles. Elles peuvent être des personnages, issus de romans, de films, héros de chansons ; elles vous ont fait vibrer à l’unisson avec elles à des moments-clés de votre existence.

Elles peuvent être réelles, mais faire partie du paysage public ; hommes ou femmes politiques, militant(s), artistes, etc.

Ce Cercle ou Club n’est pas limité en nombre et je vous souhaite même qu’il soit de plus en plus rempli au fur et à mesure des années.

Vous pouvez y ajouter des communautés, des groupes entiers qui vous accompagneront sur le chemin de votre vie.

Mon Cercle de Vie est très important pour moi lorsque j’ai besoin de me sentir soutenue. Alors, je pense à ceux qui croient en moi, j’imagine ce que certains modèles feraient à ma place et je contacte ceux qui peuvent me redonner confiance en moi lorsque j’en ai besoin.

Alors, qui fait partie de votre Cercle de vie ?

image équipe

Elle m’inspire: Jane the Virgin

jane the virgin

Regardez-vous des séries ? Moi, j’évite -tout comme j’évite le chocolat. Parce que quand je mange un carreau de chocolat, je finis par manger toute la tablette. Et bien, c’est pareil pour les séries ! Je ne me contente pas d’un ou deux épisodes par soir, je peux en regarder un troisième, un quatrième voire un cinquième!

Donc, là, je viens de regarder trois saisons de Jane the Virgin (je ne vous dirai pas en combien de temps, j’ai un peu honte 😉 ) ; et le personnage de Jane m’a obsédée au point que je me suis mise à y réfléchir.

Pourquoi cette histoire me passionne-t’elle ? Pourquoi Jane -qui n’est qu’un personnage de fiction- est-elle présente dans ma tête sous forme de question : « que ferait Jane dans cette situation ? » ?

Jane est pieuse, sérieuse, honnête et franche, travaille dur, étudie pour être maîtresse d’école, fait tout pour rester dans le droit chemin.  Un jour, elle est inséminée artificiellement par accident, alors qu’elle est toujours vierge. Cet événement chamboule sa vie, comme on peut l’imaginer. S’en suit une série de rencontres avec des personnages plus rocambolesques les uns que les autres, de malentendus drôles, de prises de consciences et de retournements de situations, comme dans une télénovela, ce que c’est, en fait 😉.

Finalement, Jane accepte la venue de l’enfant et parvient même à prendre de nouvelles décisions plus en phase avec qui elle est vraiment. Elle décide notamment de se lancer dans l’écriture et de devenir écrivain, un rêve qu’elle n’avait pas osé réaliser.

Là où je veux en venir, c’est pourquoi cette obsession de ma part pour ce personnage ?

Les différents états émotionnels par lesquels passe Jane après le choc de la découverte-déni (« Ce n’est pas possible ! Cela ne va rien changer ! »), colère (« Je vais coller un procès au fesses du docteur ! »), !»), peur puis tristesse (« Comment vais-je continuer ma vie ? mes projets ? »), acceptation (Ok, cela s’est passé, je dois l’intégrer et voir le positif dans cette situation), quête de sens ( « Pourquoi ? Est-ce une malédiction divine ? Le hasard ? De la malveillance ? ») et enfin croissance et sérénité (« Je vais être mère »)- sont les étapes que nous vivons tous face à la perte de quelque chose. Deuil d’un projet, d’un travail idéal, d’un mariage idéal, d’un enfant idéal, de vacances idéales etc. Et que ce deuil, lorsqu’il est bien mené, permet le changement vers quelque chose de positif.

Jane a su accepter le changement. Sa stratégie : un optimisme à toute épreuve, des valeurs et des personnes aimantes autour d’elle. En cela, Jane the Virgin, personnage de fiction, m’inspire.

Je crois que je vais l’inscrire dans mon « club de vie » ! Je vous parlerai de ce club bientôt.

Et vous, quels personnages de cinéma, de série, de romans vous touchent ? En quoi vous inspirent-ils ? Que disent-ils sur vous, vos valeurs, vos besoins et vos défis ?

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jane