« La vie dont vous êtes le héros »

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Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un livre que j’ai lu cette semaine : « La vie dont vous êtes le héros ». Je cherchais un livre qui me rappelle ceux que je lisais quand j’étais ado, des romans fantastiques où il fallait que je choisisse les décisions du héros que j’incarnais. Allait-il accepter le défi ou retourner à sa petite vie tranquille ? Mon héros allait-il utiliser l’objet magique que lui offrait le vieux sorcier ou bien se tournerait-il vers celui que lui donnait le magicien de la force obscure ?

Qu’allait-il décider ?

Stéphanie Assante a utilisé le même principe pour son roman. Elle nous demande d’endosser les habits d’une héroïne dont la vie est sur le point de changer grâce à un grimoire magique. Quels choix va-t’elle poser ou plutôt, quels choix allons-nous lui faire prendre ?

Audacieuse ou pas, l’aventure se crée malgré elle/malgré nous ; une pléthore d’exercices, de bons conseils et de thèmes différents jalonnent l’histoire et nous font réfléchir à notre propre vie. Ces exercices sont issus des outils du développement personnel que les coachs connaissent bien (l’auteur est coach elle aussi).

J’ai beaucoup apprécié le fait qu’il n’y avait pas qu’un seul chemin à prendre et que rares étaient les choix qui arrêtaient l’aventure, au contraire des livres de mon adolescence.

Ludique, agréable à lire , même si l’héroïne aurait mérité plus de profondeur, « La vie dont vous êtes le héros » confirme que la vie nous offre plusieurs chances. Allons-nous les saisir ?

7 jours pour vivre: inspiration

7 jours pour vivre

Que se passe-t’il après la mort ? Pourquoi meurt-on ? Quand est-ce qu’on va mourir ? Le décès de ma grand-mère l’année dernière et celui dramatique, un an auparavant, d’une amie en fin de grossesse, ont été les déclencheurs de ces questions chez mes enfants- alors qu’ils se rendaient compte soudain de notre condition de mortels. Questions auxquelles je n’avais pas de réponses satisfaisantes à leur donner… J’ai donc fait comme chaque fois que je sèche: j’ai lu un livre, « La mort expliquée aux enfants » de Jean-Jacques Charbonier chez Tredaniel.

Au même moment, et peut-être pas par hasard (ou pas!),j’ai eu envie de lire une nouveauté des éditions Jouvence « 7 jours pour vivre » de Valérie Capelle.

Les deux auteurs évoquent, chacun à leur manière, leur philosophie de la mort et suggèrent l’existence d’une conscience ou âme qui survit au corps.

Au-delà de l’exposé de cette croyance (basée sur l’expérience, l’un étant anesthésiste-réanimateur et l’autre accompagnatrice de personnes en fin de vie), il s’agit surtout d’une philosophie de la vie que les auteurs veulent nous transmettre, à travers une question: qu’est-ce qui est vraiment important et essentiel aujourd’hui, pour moi?

Deux livres inspirants, qui se lisent facilement (celui de Charbonier est destiné aux enfants tandis que celui de Valérie Capelle est pédagogique dans son écriture) et qui suscitent la réflexion sans prétendre nous donner des réponses.

Quant à « 7 jours pour vivre », j’ai laissé de côté mon agacement face à l’écriture (je pense notamment à l’utilisation du présent, qui veut sans doute inviter le lecteur à vivre le moment présent avec les personnages) pour apprécier la beauté du message et la tendresse du récit.

Bien sûr, je conseille!

Les cartes créatives, de Lise Bartoli

cartes créatives

J’adore les cartes ! Et celles de Lise Bartoli, les « Cartes créatives, pour inventer des histoires et grandir en confiance » sont magnifiquement illustrées par Lucie Yonnet. Je connais Lise Bartoli pour avoir lu plusieurs de ses livres sur les naissances à travers le monde puis sur l’hypnose pour les enfants. C’est une psy et auteure qui partage avec bienveillance et sagesse sa longue expérience avec les enfants. J’étais donc impatiente de jouer avec ces cartes dont j’avais entendu du bien et qui me sont arrivées pour Noël.

C’est leur emploi thérapeutique qui m’a intéressée, bien qu’elles puissent être utilisées comme support pour une pratique pédagogique, à la maison ou à l’école. J’avais besoin de parler cœur à cœur avec mes enfants et de les accompagner dans leurs défis quotidiens. Quoi de plus ludique que de créer une histoire à l’heure du coucher en tirant de jolies cartes, puis de raconter cette histoire à maman ?

Créer une histoire, c’est laisser libre cours à son imagination, fruit de la rencontre entre nos expériences, notre inconscient et notre intuition (pour l’intuition, je vous renvoie à Laurence Simenot, experte dans ce domaine et dont l’Oracle des prénoms est une vraie mine de sagesse).

Lise Bartoli propose que nous accompagnions l’enfant dans sa « salle des rêves », un endroit où il peut se connecter à lui-même. En choisissant successivement un héros, un problème, un allié et un objet magique, l’enfant tisse une histoire dans laquelle vont s’extérioriser ses conflits intérieurs et où il trouvera de nouvelles solutions créatives qui seront autant de stratégies positives à réutiliser dans sa vie.

Notre « enfant intérieur » peut lui aussi s’exprimer grâce à ce jeu. J’ai tiré mes propres cartes et ai créé une histoire, celle de la petite fille de 6 ans qui vit toujours dans mon inconscient (et c’était très mignon ce qu’elle avait à me dire !).

Je suis en effet convaincue, et je l’expérimente dans ma pratique d’accompagnement, qu’il est essentiel de laisser la parole à notre partie intuitive, libre de tout préjugé ou de toute croyance limitante et qui sait vraiment ce qui est bon pour nous. Car bien souvent c’est notre partie rationnelle et adulte qui prend toute la place et nous empêche de trouver des solutions en nous faisant tourner en rond.

Je suis toujours bluffée par les enfants et les adolescents que j’accompagne. Ils ont un accès plus immédiat à cette partie et trouvent les solutions à leurs défis bien plus rapidement que nous!

Que ce soit par l’écriture, le dessin, l’hypnothérapie ou la création de contes à chacun de trouver la manière dont il veut exprimer son intuition.

Ces cartes sont une manière simple et efficace d’y accéder. Je les ai utilisées ensuite pour créer une histoire à chacun de mes enfants, comme cadeau de remerciement pour m’avoir conté leur histoire, utilisant ainsi  les outils des pratiques narratives pour dialoguer avec eux.

A offrir et à s’offrir !