Mon parcours et ce qui m’anime

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Qui es-tu? Quel est ton parcours?

Mon parcours a commencé dans une petite ville de province, en Belgique, au sein d’une famille à la fois atypique et traditionnelle. Dès que j’ai appris à lire, avant 6 ans, j’ai lu tout ce qui passait devant moi, d’abord la bibliothèque de mes parents puis celle de l’école et enfin celle de la ville. Je lisais tout ce qui passait sans distinction de genre, des Reader Digest à Emile Zola, en passant par Bob et Bobette, Tintin et la Bicyclette Bleue.  Lire était à la fois une bulle pour protéger ma sensibilité et un moyen d’évasion pour partir loin d’un quotidien un peu triste. De bambin hyperactive je suis passée à fillette statique, mal à l’aise avec un corps dégingandé devenu très vite adolescent.

A l’école, j’étais une bonne élève qui aimait apprendre mais je m’ennuyais. Dès le CP, la maîtresse m’avait prévenue de ne plus lever le doigt « non, toi tu sais déjà », ce qui m’avait mortifiée. Mon manque d’attention me pénalisait quand même ce qui m’empêchait d’approfondir les nouvelles notions.

A l’adolescence, j’ai commencé à détester l’école que je voyais comme un lieu non seulement d’ennui mais surtout de contraintes. Je ne savais pas comment étudier et je me contentais de faire rapidement mes devoirs. En classe, je rêvassais et mes lacunes s’accentuaient. Physiquement (j’étais très grande et paraissais plus âgée) et mentalement (j’étais en train de rejeter le modèle familial -mes parents étaient dans une secte protestante- sans bien savoir vers où aller) je me sentais différente des autres. Je « séchai » les cours, n’étudiai plus et finis par devoir recommencer ma 5ème secondaire (2nde en France), à ma grande honte car j’étais persuadée que « doubler » était signe de manque d’intelligence…

Des adultes encourageants, de la ténacité, l’envie de partir de ma ville et de la chance m’ont permis de réussir brillamment par la suite mes études (Lettres et Français langue étrangère). Mais j’ai gardé depuis une sympathie particulière pour les élèves en difficulté 🙂

Une psychothérapie, des rencontres humaines marquantes et des voyages m’ont peu à peu fait grandir et éveillée à qui j’étais vraiment. J’ai décidé de vivre selon ce qui était vraiment important pour moi, et qui l’est toujours autant: l’authenticité, l’indépendance d’esprit, le partage, la liberté, la joie et le développement personnel et d’agir dans ce sens à chaque minute de ma vie!

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Comment es-tu devenue Coach?

J’ai commencé à enseigner le français à des adultes et j’ai d’abord travaillé avec des femmes (en recherche d’emploi, migrantes ou analphabètes). Puis, j’ai enseigné à des adolescents demandeurs d’asile.

Enfin, j’ai enseigné les lettres en lycée professionnel à de jeunes apprentis mécaniciens. Je devais gérer en classe beaucoup d’émotions comme la colère et la frustration d’élèves fâchés avec l’école, honteux de leur orthographe et de l’image qu’ils pensaient avoir. Je ne les comprenais que trop bien, même si les circonstances étaient différentes, étant moi-même passée par ces émotions peu longtemps auparavant…  Je crois qu’ils ont senti que je les comprenais et que j’essayais de rétablir le lien avec eux et l’école. Que je les trouvais intelligents et dignes, tout comme leurs textes et leur filière professionnelle.

J’étais très engagée dans mon métier au point d’en être obsédée et de me sentir en échec personnel quand mes élèves ne « réussissaient » pas. C’est à ce moment-là que j’ai découvert le coaching grâce à un collègue. Une simple question a changé mon regard sur mon métier et ma vie : qu’est-ce qui ne dépend que de toi ?

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En 2012, nous avons décidé avec mon mari de nous expatrier avec nos deux jeunes enfants en terre africaine, au Cameroun. J’ai pris le temps de découvrir ce pays et ses habitants extraordinaires. J’ai donné des cours d’alphabétisation à des enfants et adolescents des rues. J’ai réalisé que, bien que j’aie démissionné d’un travail que j’aimais, je n’avais plus envie d’enseigner pour le moment. Je voulais m’éloigner pour un temps de l’école afin d’y réfléchir -ses méthodes, ses objectifs, son système- et d’approfondir mes compétences d’écoute, de bienveillance, d’enthousiasme et de capacité à mobiliser. Je voulais accompagner les adolescents et toute personne désireuse de se relier à elle-même et aux autres. C’est cette dimension relationnelle, le lien à autrui, qui m’avait manquée dans mon métier.

Parallèlement, j’ai été Présidente du conseil d’administration d’une école maternelle et primaire au Cameroun. J’ai pu observer de prêt l’immense travail qu’abattait le directeur et m’impliquer dans les difficultés de gestion d’une école, à savoir:

  • le recrutement complexe
  • la paperasserie immense
  • la gestion du budget « sur le fil »
  • les relations parents-enseignants souvent cordiales, parfois tendues
  • les liens avec la Cité: commune, autres écoles, voierie, police
  • la difficulté à gérer les ressources humaines
  • etc etc!

En tant qu’élève j’avais aimé passionnément l’Ecole (elle m’a permis de développer mon esprit critique, de rencontrer des gens aux valeurs différentes, de m’aider à me libérer des attaches et attentes parentales sectaires et a été un réel ascenseur social). Je l’avais aussi détestée, car j’y ai connu:

  • le harcèlement
  • l’ennui profond, la rêverie, le manque d’objectifs, d’idée pour mon orientation future etc
  • l’échec et le redoublement
  • la compétition scolaire et sociale
  • le manque d’empathie de certains adultes
  • la peur, la colère et la tristesse

En tant qu’enseignante, j’ai adoré transmettre, éveiller à la poésie et à la lecture, motiver, expliquer de toutes les manières possibles des notions complexes, tenter de m’adresser aux bons élèves comme à ceux en difficulté.

Malheureusement, j’ai connu aussi

  • les tâches administratives qui n’en finissent pas
  • la perte de Sens
  • la démotivation et la colère (la mienne et celle de mes collègues)
  • le burn-out
  • la violence
  • l’impossibilité d’aider certains élèves à progresser
  • les conditions de travail précaires et inconfortables

L’école, qu’on l’aime ou qu’on la déteste, n’est pas qu’un lieu de savoir mais aussi un lieu où les émotions sont vives et prégnantes, un lieu où des centaines d’êtres humains tentent de cohabiter pour apprendre et transmettre.

J’ai réalisé que je voulais être actrice de ce monde éducatif, à ma manière, à la fois à l’intérieur en tant qu’enseignante et en périphérie en tant que coach.

J’ai décidé alors de me former pour accompagner tous ses acteurs: professionnels (enseignants, membres de la direction, éducateurs) mais aussi enfants (ados, enfants et étudiants) et parents.

Cindy Theys m’a appris le Life coaching (www.nomadity.be) et Claudélen Méallet (www.melodius.fr) a continué ma formation en me transmettant les outils efficaces de la Programmation Neuro Linguistique (PNL). Je me suis formée à l’hypnose chez Psynapse (psynapse.fr) ainsi qu’avec Kristian Leperff et  au coaching pédagogique avec Hélène Weber (www.donnezdusens.fr).

La pratique régulière du Yoga me permet de m’exprimer autrement et de mieux me centrer. Une nouvelle expatriation en Turquie (Ankara) et l’arrivée d’un troisième enfant m’ont permis de chambouler à nouveau mes habitudes!

Aujourd’hui, j’anime des ateliers « apprendre à apprendre » pour adolescents ainsi que des ateliers d’écriture dans le cadre de l’association Ankara Accueil Francophone. J’enseigne le français à l’université de Bilkent d’Ankara où je peux concrétiser mes idées pédagogiques. Et je travaille à un premier roman pour lequel Hélène Bonnet de Edit Conseil m’accompagne car j’adore écrire…

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Quelle est ta valeur ajoutée? Quel est ton crédo?

Mon premier métier d’enseignante a nourri ma capacité à transmettre avec enthousiasme et à me relier aux adolescents.

Etre formée à l’étude de la langue m’a donné une aisance dans l’analyse fine du discours et du langage sur laquelle se base aussi le coaching et me permet d’encourager vivement les adolescents dans la voie de l’écriture de soi à travers la tenue d’un journal intime ou carnet de bord.

J’ai une passion pour cette étape particulière de nos vies qu’est l’adolescence. Moment de questionnement intense et de remise en question, apathie extérieure qui cache un vrai bouillonnement intérieur, c’est pour moi un plaisir d’accompagner nos adolescents en transition vers l’âge adulte de même que les adultes qui gravitent autour d’eux. Et ma propre adolescence chaotique reste présente au fond de moi, me permettant de me sentir connectée à ceux que j’ai devant moi.

Je crois que nos sentiments négatifs, nos peurs et nos échecs sont là pour nous apprendre à trouver notre chemin sur cette Terre. A ce titre, ils sont essentiels et font partie de la vie. Mon métier consiste à vous aider à les intégrer en vous permettant de rebondir et de prendre votre envol.

Etre Coach aujourd’hui me permet d’accompagner vers l’autonomie les adolescents et les adultes désireux d’atteindre leurs objectifs! 

PAPILLON

Je continue avec joie mon travail à Ankara et à distance par Skype à partir du 1er septembre 2016.