L’expatriation: une histoire de communauté et de sentiment d’appartenance

Je suis arrivée en Turquie il y a un peu plus de dix-huit mois, en septembre 2016.  Je venais de vivre près de cinq années intenses au Cameroun et espérais un peu plus de calme.

En 18 mois, j’ai eu le temps d’avoir un autre enfant, un petit troisième, ankariote. Je me suis un peu ennuyée. Surtout, j’ai eu le temps de réfléchir à ce que je voulais construire ici, à ce que je voulais apporter et à qui. Ne dit-on pas que la créativité naît de ces moments un peu creux?

Quand des idées depuis longtemps couvées ont émergé, j’ai trouvé un endroit chaleureux pour qu’elles épanouissent: l’association d’accueil de ma ville, Ankara accueil francophone et son équipe de femmes de caractère. J’ai proposé des ateliers pour adolescents pour qu’ils puissent échanger et expérimenter de nouvelles idées à propos de l’apprentissage. Des ateliers d’écriture, qui mêlent mes deux métiers, pour les adultes qui veulent s’offrir un espace-temps spécial, un peu spirituel, pour se retrouver et retrouver le sens du collectif. Tous ces projets ont été chaleureusement accueillis et portés.

Dans les deux ateliers, il m’a semblé important d’insister sur notre besoin d’être humain de se sentir appartenir à une communauté, que l’on soit adulte ou adolescent. Pour nous dépasser et créer ensemble quelque chose de plus fort et de plus grand que nous: un projet, des idées, une oeuvre d’art. Pour sentir que nous ne sommes pas si différents les uns des autres, que nous partageons les mêmes doutes, que chacun de nous s’exprime à sa façon, belle et importante.

J’ai éprouvé ce besoin d’appartenance, ici à Ankara. Pourquoi ici et pas ailleurs? Une expatriation dans un pays où peu de gens parlent anglais, une petite communauté internationale, une vie de famille bouleversée avec un troisième enfant? Peu de distractions? Ce qui faisait de cette expérience sa difficulté est devenu sa richesse: je suis persuadée que c’est une chance que d’avoir ressenti ce besoin si vivement car  cela m’a donné l’impulsion nécessaire pour partager bénévolement mes compétences.

Je suis donc doublement gratifiée puisque je peux vivre cette valeur et la partager et qu’en plus j’apprends et j’innove au quotidien, portée par le dynamisme du groupe.

Dans les quatre prochaines années turques qui sont devant moi,  je compte bien continuer à participer à cette belle aventure que nous raconte si bien Claire Wastiaux sur le site ankaraccueil.com.

Et vous, avez-vous déjà eu l’occasion de partager vos compétences, vos dons, votre sensibilité ou votre temps gratuitement?

A propos du métier de Life Coach

Quand j’avais 5 ans, je voulais être coiffeuse (comme ma voisine Josée) ou chanteuse (comme Dorothée et Chantal Goya). Et tout le monde savait de quoi je voulais parler.

Aujourd’hui, je travaille comme Life Coach. Mais ça veut dire quoi? J’ai dû répondre à cette question lors d’une soirée. Ce soir-là, j’avais envie de donner ma carte de visite à toute le monde et de dire à la terre entière que j’avais envie de pratiquer mon métier ! Mais quand j’ai annoncé que j’étais « Life coach », j’ai été confrontée à trois types de réactions :

  • Une toute petite partie des gens connaissait le life coaching (peut-être faites-vous partie de ceux-là, mais je vous invite quand même à lire la suite car tous les Life Coach ne définissent pas de la même façon leur métier).
  • Une autre partie a acquiescé poliment, l’air de se dire « Mais de quoi elle parle ??? Encore un truc américain ?».
  • Enfin, une autre m’a demandé à quoi exactement je faisais référence : « Concrètement, vous faites quoi ? ».

J’ai alors réfléchi à toutes ces réactions et à la manière dont j’évoque mon métier (que j’adore !).

D’abord, je me suis souvenue qu’avant de rencontrer un coach, je ne savais pas  ce que c’était. Puis, je me suis rendue compte que je n’aimais pas ce terme « Life Coach ». Ni « Life », parce que d’abord c’est en anglais et puis « la vie » c’est trop général ; ni « coach » parce que ça fait référence, au choix : à un bus ou à un entraineur sportif. Que choisir ? « Accompagnatrice de vie » ? Trop connoté soins palliatifs. « Entraîneuse » ? Trop connoté également…  « Supportrice ? » : on va croire que je suis fan de football.

Mais à quoi bon chercher un terme générique pour définir mon métier ? me suis-je dit finalement. Ce qui est important, c’est ce que je fais, pas comment je me nomme (même si, on le verra, les deux sont liés).

Ok. Alors qu’est-ce que je réalise concrètement avec mes clients ? (et je passe sur le fait que « client » n’est pas un terme non plus tout à fait adapté ; mais « patients » non plus. « Accompagnés ? », « coachés » ?).

Bref.

Pourquoi vous prenez rendez-vous avec un coach

Quand vous prenez rendez-vous avec un coach, vous recherchez quelqu’un qui va vous écouter entièrement, sans jugement, sans vous interrompre et surtout sans vous donner les conseils que votre mère/sœur/beau-frère/meilleure amie vous a donnés à foison -et en toute bienveillance. Des conseils qui sont peut-être pertinents mais pas forcément pour vous car chacun est différent (même si nous partageons les mêmes grands schémas inconscients). Les conseils, je les réserve (bien malgré moi…) pour mes enfants 😊 !

Le coach n’est pas inquiet pour vous et votre avenir. Il a confiance.

Je pars du principe que vous êtes adulte-ou en voie de l’être- et autonome.

Et puis, nous savons tous qu’un conseil que vous recevrez n’aura pas le même effet que la décision que vous seul prendrez.

Voici deux exemples tiré de ma pratique personnelle:

  • « Tu fumes beaucoup trop ; c’est très mauvais pour la santé ! Tu risques le cancer ; tes habits sentent mauvais : arrête ! » . Ou : « Tu n’étudies pas assez, tu n’es pas concentré, tu es paresseux : travaille ! » ;
  • « Tu fumes 10 cigarettes par jour et tu sembles trouver cela trop. Tu aimerais être en bonne santé et retrouver de l’énergie. Que vas-tu faire ? Quel serait le nombre de cigarettes qui te semblerait acceptable ? Comment vas-tu faire pour y arriver ? » et son pendant scolaire : « Tu étudies 25 minutes par jour couchée sur ton lit. Qu’est-ce que tu aimes faire dans la vie ? Comment c’est quand tu es motivée ? Comment vas-tu faire pour accomplir ta responsabilité d’élève ? ».

Quelles paroles vont vous faire réagir positivement ? Personnellement, c’est tout trouvé !

Au-delà d’un conseil, c’est donc d’une écoute active et de questions ouvertes dont vous avez besoin pour réfléchir encore mieux à votre préoccupation. Car en coaching, on part du principe que vous avez la solution. Il vous suffira d’un coup de pouce pour la trouver.

Ce coup de pouce, c’est d’abord l’écoute comme on l’a vu. Ce sont ensuite les questions ouvertes. Tout ça dans un climat de bienveillance : je vous veux du bien.

Mais soyons clairs : je vous veux du bien mais ça ne veut pas dire que je vais vous caresser dans le sens du poil ! A moi les questions qui fâchent (« Et ça vous apporte quel avantage de fumer ? » / « Quels sont les avantages de ne pas écouter en classe ? »), les recadrages (« En quoi avoir les dents jaunes vous donne-t’il l’air cool ? »/ « En quoi avoir de mauvais résultats te donnent-ils l’air cool ? ») et les questions prises de tête (« C’est qui « tout le monde » ?).

Et aussi, vous ne vous en sortirez pas en me disant « Ok j’ai compris ! Je vais arrêter ! » ou « Je vais étudier davantage ! ».

  • Quand ? Quel jour et quelle heure ?
  • A quoi vous verrez que vous avez arrêté ?/ que tu étudies davantage ?
  • Arrêter, c’est combien de cigarettes ? O ? 1 ?/ Etudier, c’est faire quoi exactement ?

Etc. Tout ça pour bien définir votre objectif et que vous sachiez où vous allez exactement.

On ne s’arrêtera pas là : je vous demanderai aussi de réfléchir à vos valeurs. C’est pas tous les jours qu’on le fait, n’est-ce pas ?

Vous avez touché du doigt ce qui fait une des spécificités du coaching : c’est un moment particulier dans une vie où vous réfléchissez, vous expliquez, définissez, justifiez ce que vous croyez, pensez et voulez.

Tout ça pour quoi ? Quelle est l’utilité de tout ce travail ?

le flux ou flow car chacun est unique

On l’a vu, le coaching va vous permettre d’atteindre votre objectif en faisant appel à toutes vos ressources conscientes : valeurs, croyances, rituels, amis, famille etc.

J’utilise aussi en coaching un outil puissant qui vous permet de retrouver vos ressources cachées car inconscientes : l’hypnothérapie.

Le but de toute cette démarche n’est pas de vous rendre plus efficace, plus beau ou mieux adapté à la société. En cela, ma pratique s’éloigne de certaines tendances du coaching, notamment celles qui s’intéressent au milieu de l’entreprise mais aussi celles relatives à l’école. Celles qui veulent que vous rentriez dans le moule.

Mon but, c’est que vous soyez vraiment vous. Que vous soyez authentique. Que vous accomplissiez ce en quoi vous croyez et ce que vous êtes, en toute liberté.

  • Si vous êtes un Visionnaire, inventez, imaginez ! Restez confiant dans l’avenir !
  • Si vous êtes quelqu’un qui a besoin de prendre Soin des autres : faites-le ! Restez aussi à l’écoute de vos besoins et apprenez à les communiquer !
  • Si vous êtes un Sportif : bougez ! Ecoutez votre corps !
  • Si vous êtes un Artiste : créez ! Persévérez !

Cette liste n’est pas exhaustive (je vous renvoie à Carolyne Myss qui en parle dans son livre).  Nous sommes composés de plusieurs facettes qui ne demandent qu’à s’exprimer.

Pourquoi exprimer votre unicité ? Parce que je crois profondément que chaque personne est importante dans le grand flux de la vie. Que nous devons à la Vie d’être qui nous sommes vraiment ; et de nous aimer. Une manière de la remercier peut-être : ressentir la joie de vivre.

Et qu’en agissant ainsi, nous améliorons la société dans laquelle nous vivons.

Malgré son nom et son origine, le coaching n’est donc ni américain, ni européen mais une pratique au-delà des cultures qui s’adresse à la communauté des êtres humains. Il s’agit de renforcer à la fois l’individu et le collectif auquel il appartient. La communauté a besoin de chacun et nous avons besoin d’être en lien avec ceux qui nous entourent.

C’est ce à quoi je veux participer en pratiquant le métier de coach.

Alors, quel nom donneriez-vous à ces gens dont le métier est de vous écouter ?

Coach de vie ? Life coach ? Finalement, j’aime bien « Life » car oui, je travaille pour que le flux de la Vie, le flow, vous traverse. Je vais vous avouer quelque chose : il me traverse aussi, chaque fois que vous sortez de mon cabinet un peu plus en accord avec vous-même.

Vous avez sans aucun doute compris maintenant ce que je fais.

Voulez-vous en savoir plus ? Vous avez des idées de nom pour ce métier ? Je suis impatiente de lire vos questions et commentaires !

 

Expatriation et adolescence

En quoi les ados expats sont-ils différents des ados restés dans leur pays d’origine? Que peuvent faire les parents pour les aider à relever leurs défis? Mathilde du blog « My tailor is an expat » et « Heureux comme Ulysse » m’a permis de partager avec les membres de sa tribu de fans mon point de vue de coach en développement personnel sur nos ados expats. Qui sont-ils? Quelles sont leurs forces et leurs défis? Je vous mets le lien vers l’article ci-dessous: http://heureuxcommeulysse.com/adolescent-expatrie/ 

Et vous, qu’en pensez-vous? Vos ados expats sont-ils si différents de ceux qui sont restés dans leur pays d’origine?

Sapiens: une brève histoire de l’humanité

Sapiens-French

Il est des livres qu’on n’oubliera pas, qu’on relira peut-être et dont on recommandera la lecture.

« Sapiens, une brève histoire de l’humanité » fait partie de ceux-ci. Sorti il y a plusieurs années déjà, il reste en tête des listes de vente à travers le monde. Pour cette raison, j’ai tardé à le lire (j’ai l’esprit de contradiction). Peut-être aussi n’était-ce pas le bon moment auparavant car j’étais occupée à faire mes enfants (ce livre peut faire passer l’envie d’en mettre au monde, je vous préviens !).

Avec Sapiens, j’ai été enthousiasmée, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai eu peur, j’ai réfléchi.

Harari, l’auteur, nous raconte dans un langage vif et ironique la longue histoire de l’être humain « homo » qui commence il y a des centaines de milliers d’années, bien avant l’apparition de notre genre « sapiens » il y a 70.000 ans. La montée en puissance de Sapiens, composé de petits groupes épars de chasseurs-cueilleurs,s’est couplée à la destruction des autres genres « homo » (neandertalis etc) et d’espèces animales géantes. L’auteur en tire la conclusion que notre présence sur la Terre est mortifère.

Il évoque la « révolution cognitive » qui nous a permis de nous réunir en plus grands groupes grâce à l’échange de ce qu’il appelle des « mythes », vocable fourre-tout sous lequel il réunit religions, capitalisme, argent, idées et histoires.

Puis il nous raconte la « révolution agricole » qui a vu l’homme se sédentariser.  Un passage très drôle évoque la domestication de l’homme par le blé, et non pas le contraire comme on a l’habitude de le penser. Selon l’auteur, s’est décidé là un des grands drames de l’être humain qui décide en toute bonne foi de travailler plus pour gagner plus, pour nourrir ses enfants et faire des stocks pour le futur (la préoccupation pour le futur allant de pair avec la révolution cognitive). Ce faisant, il s’est éreinté à travailler la terre, a fait beaucoup plus d’enfants qui, pour des raisons diverses (propagation des maladies chez les sédentaires, sevrage très tôt et remplacement du lait par une céréale unique, espacement réduit des naissances etc) ont souffert d’une très haute mortalité. Bref, une mauvaise affaire pour l’espèce humaine en fin de compte.

Il nous parle ensuite des mathématiques, inventés selon Hariri pour compter les revenus des grands groupes d’êtres humains et renforcer leur esclavage à la terre. Le fonctionnement de l’argent, qu’il assimile à un mythe puissant, est disséqué dans de longs passages sur l’investissement et la consommation.

La « révolution scientifique » apparaît il y a 500 ans. La science devient peu à peu la nouvelle religion de l’être humain sensée apporter le bonheur sur Terre. Harari nous démontre que le « bonheur » (ou en tous cas la satisfaction) par individu semble diminuer à mesure que l’espèce humaine prend de l’ampleur en termes de nombre de population et d’impact sur la planète.

De prime abord étonnant pour un livre sur l’être humain, l’auteur y lie notre destin à celui des animaux. Il nous conte la souffrance animale qu’il apparie au développement de l’agriculture et qui prend son essor avec la « révolution industrielle », fille de la révolution scientifique. L’animal et l’être humain deviennent des rouages dans la grande mécanique capitaliste productrice de biens. Des rouages que l’on use et que l’on jette lorsque ils ne sont pas utiles. Comme ces poussins mâles que l’on déchiquette ou ces animaux que l’on sépare de leur mère, empêchés de jouer, gavés puis mangés.

La science promet aujourd’hui de pouvoir nous réparer et nous améliorer. Pour nous utiliser encore plus ? A quelle classe sociale profiteront ces avancées scientifiques ? Faut-il croire Harari lorsqu’il évoque un futur sombre où les inégalités seront renforcées, où la mort sera repoussée, où ni la communauté (comme c’est déjà malheureusement le cas) ni l’individu n’auront de valeur intrinsèque ?

Ou bien faut-il lire Sapiens et sa suite (Home Deus-pas encore lu) comme des élucubrations d’un historien qui utilise le langage pour nous faire croire que notre vie n’a pas de sens et que notre espèce est en voie de disparition ? Je ne partage pas sa dévaluation de nos idées créatrices et immatérielles qui n’en sont pas moins réelles et porteuses de sens. L’amour, la spiritualité sont-elles irréelles car immatérielles ? Je ne veux pas le croire.

Je suis sortie de la lecture de Sapiens étourdie par tant de faits, d’affirmations souvent trop péremptoires et peu établies scientifiquement, éblouie par l’histoire de l’humanité vue de notre petit point de vue et notre recul d’êtres humains du 21ème siècle, pensive devant ces générations d’hommes et de femmes qui ont vécu, aimé et puis qui ont disparu.

L’Histoire est une longue suite de choix, parfois heureux, parfois malheureux. Elle nous apprend cependant que rien n’est décidé à l’avance et que rien n’est figé.

Au sortir de ce livre, j’ai décidé que je voulais encore plus transmettre les valeurs du partage, de la solidarité, de la communauté, de la créativité et du respect de tous les êtres vivants à mes enfants et aux personnes que j’accompagne. Pour faire du monde de demain un endroit où nous ne serons pas définis par ce que nous possédons mais par ce que nous apportons à la communauté des êtres vivants.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous lu le livre ? Partagez-vous le pessimisme de l’auteur -qui admet dans une interview ci-dessous que l’être humain a la capacité incroyable de changer le cours des choses?

Pour d’autres idées sur le livre :

http://homofabulus.com/mon-avis-sur-sapiens-de-yuval-noah-harari/

http://www.telerama.fr/idees/sapiens-l-homme-qui-se-racontait-des-histoires,131186.php

« La vie dont vous êtes le héros »

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Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un livre que j’ai lu cette semaine : « La vie dont vous êtes le héros ». Je cherchais un livre qui me rappelle ceux que je lisais quand j’étais ado, des romans fantastiques où il fallait que je choisisse les décisions du héros que j’incarnais. Allait-il accepter le défi ou retourner à sa petite vie tranquille ? Mon héros allait-il utiliser l’objet magique que lui offrait le vieux sorcier ou bien se tournerait-il vers celui que lui donnait le magicien de la force obscure ?

Qu’allait-il décider ?

Stéphanie Assante a utilisé le même principe pour son roman. Elle nous demande d’endosser les habits d’une héroïne dont la vie est sur le point de changer grâce à un grimoire magique. Quels choix va-t’elle poser ou plutôt, quels choix allons-nous lui faire prendre ?

Audacieuse ou pas, l’aventure se crée malgré elle/malgré nous ; une pléthore d’exercices, de bons conseils et de thèmes différents jalonnent l’histoire et nous font réfléchir à notre propre vie. Ces exercices sont issus des outils du développement personnel que les coachs connaissent bien (l’auteur est coach elle aussi).

J’ai beaucoup apprécié le fait qu’il n’y avait pas qu’un seul chemin à prendre et que rares étaient les choix qui arrêtaient l’aventure, au contraire des livres de mon adolescence.

Ludique, agréable à lire , même si l’héroïne aurait mérité plus de profondeur, « La vie dont vous êtes le héros » confirme que la vie nous offre plusieurs chances. Allons-nous les saisir ?

7 jours pour vivre: inspiration

7 jours pour vivre

Que se passe-t’il après la mort ? Pourquoi meurt-on ? Quand est-ce qu’on va mourir ? Le décès de ma grand-mère l’année dernière et celui dramatique, un an auparavant, d’une amie en fin de grossesse, ont été les déclencheurs de ces questions chez mes enfants- alors qu’ils se rendaient compte soudain de notre condition de mortels. Questions auxquelles je n’avais pas de réponses satisfaisantes à leur donner… J’ai donc fait comme chaque fois que je sèche: j’ai lu un livre, « La mort expliquée aux enfants » de Jean-Jacques Charbonier chez Tredaniel.

Au même moment, et peut-être pas par hasard (ou pas!),j’ai eu envie de lire une nouveauté des éditions Jouvence « 7 jours pour vivre » de Valérie Capelle.

Les deux auteurs évoquent, chacun à leur manière, leur philosophie de la mort et suggèrent l’existence d’une conscience ou âme qui survit au corps.

Au-delà de l’exposé de cette croyance (basée sur l’expérience, l’un étant anesthésiste-réanimateur et l’autre accompagnatrice de personnes en fin de vie), il s’agit surtout d’une philosophie de la vie que les auteurs veulent nous transmettre, à travers une question: qu’est-ce qui est vraiment important et essentiel aujourd’hui, pour moi?

Deux livres inspirants, qui se lisent facilement (celui de Charbonier est destiné aux enfants tandis que celui de Valérie Capelle est pédagogique dans son écriture) et qui suscitent la réflexion sans prétendre nous donner des réponses.

Quant à « 7 jours pour vivre », j’ai laissé de côté mon agacement face à l’écriture (je pense notamment à l’utilisation du présent, qui veut sans doute inviter le lecteur à vivre le moment présent avec les personnages) pour apprécier la beauté du message et la tendresse du récit.

Bien sûr, je conseille!

Les cartes créatives, de Lise Bartoli

cartes créatives

J’adore les cartes ! Et celles de Lise Bartoli, les « Cartes créatives, pour inventer des histoires et grandir en confiance » sont magnifiquement illustrées par Lucie Yonnet. Je connais Lise Bartoli pour avoir lu plusieurs de ses livres sur les naissances à travers le monde puis sur l’hypnose pour les enfants. C’est une psy et auteure qui partage avec bienveillance et sagesse sa longue expérience avec les enfants. J’étais donc impatiente de jouer avec ces cartes dont j’avais entendu du bien et qui me sont arrivées pour Noël.

C’est leur emploi thérapeutique qui m’a intéressée, bien qu’elles puissent être utilisées comme support pour une pratique pédagogique, à la maison ou à l’école. J’avais besoin de parler cœur à cœur avec mes enfants et de les accompagner dans leurs défis quotidiens. Quoi de plus ludique que de créer une histoire à l’heure du coucher en tirant de jolies cartes, puis de raconter cette histoire à maman ?

Créer une histoire, c’est laisser libre cours à son imagination, fruit de la rencontre entre nos expériences, notre inconscient et notre intuition (pour l’intuition, je vous renvoie à Laurence Simenot, experte dans ce domaine et dont l’Oracle des prénoms est une vraie mine de sagesse).

Lise Bartoli propose que nous accompagnions l’enfant dans sa « salle des rêves », un endroit où il peut se connecter à lui-même. En choisissant successivement un héros, un problème, un allié et un objet magique, l’enfant tisse une histoire dans laquelle vont s’extérioriser ses conflits intérieurs et où il trouvera de nouvelles solutions créatives qui seront autant de stratégies positives à réutiliser dans sa vie.

Notre « enfant intérieur » peut lui aussi s’exprimer grâce à ce jeu. J’ai tiré mes propres cartes et ai créé une histoire, celle de la petite fille de 6 ans qui vit toujours dans mon inconscient (et c’était très mignon ce qu’elle avait à me dire !).

Je suis en effet convaincue, et je l’expérimente dans ma pratique d’accompagnement, qu’il est essentiel de laisser la parole à notre partie intuitive, libre de tout préjugé ou de toute croyance limitante et qui sait vraiment ce qui est bon pour nous. Car bien souvent c’est notre partie rationnelle et adulte qui prend toute la place et nous empêche de trouver des solutions en nous faisant tourner en rond.

Je suis toujours bluffée par les enfants et les adolescents que j’accompagne. Ils ont un accès plus immédiat à cette partie et trouvent les solutions à leurs défis bien plus rapidement que nous!

Que ce soit par l’écriture, le dessin, l’hypnothérapie ou la création de contes à chacun de trouver la manière dont il veut exprimer son intuition.

Ces cartes sont une manière simple et efficace d’y accéder. Je les ai utilisées ensuite pour créer une histoire à chacun de mes enfants, comme cadeau de remerciement pour m’avoir conté leur histoire, utilisant ainsi  les outils des pratiques narratives pour dialoguer avec eux.

A offrir et à s’offrir !

Les enfants expatriés: enfants de la troisième culture, Cécile Gylbert

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Je vous livre encore ici une source d’inspiration quotidienne, l’ouvrage de Cécile Gylbert : « Les enfants expatriés : enfants de la troisième culture ».

Je recommande ce livre à tous les parents expatriés qui ont envie de mieux comprendre le parcours de leurs enfants. Je l’ai lu avant tout pour mes propres enfants et il m’a été utile pour appréhender au mieux la spécificité de certains ados que j’accompagne. Je vous livre ci-dessous les grandes lignes du propos de l’auteur et vous invité à lire le livre pour en savoir plus.

Nous oublions parfois combien « émotionnellement, psychologiquement et affectivement » nos enfants sont touchés par l’expérience de vivre dans plusieurs pays différents. Ils acquièrent un mélange d’expériences qui fonde leur propre culture, différente de la nôtre, qu’on appelle « troisième culture ».

Le propos de l’auteure est de nous rappeler la richesse personnelle que cela constitue pour eux mais aussi ce que les arrivées, départs et processus d’intégration peuvent créer comme défi à relever en plus des défis propres à l’adolescence.

Après une explication approfondie de ce qu’est la culture, du sentiment d’appartenance qu’elle crée, de la manière dont elle est transmise et de la façon dont elle interagit avec les autres cultures, Cécilie Gylbert passe à la description des enfants d’expatriés, à leurs compétences et aux défis qu’ils doivent relever.

Compétences culturelles, capacités d’observation, flexibilité intellectuelle, aptitudes sociales et ressources linguistiques font la fierté des parents expats.

Il nous appartient cependant à nous, parents, de les accompagner dans la constitution de racines profondes, dans la manière de se relier aux autres, dans l’autonomie quotidienne et dans la résolution des chagrins qui sont corrélés aux départs.

Merci à l’auteur pour cette analyse passionnante des enfants de la troisième culture ou « ETC » ! Il existe une belle littérature en anglais sur les « third culture kids » ici qui pourra compléter notre lecture.

 

Le petit cahier d’exercices de Communication Non Violente

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Je vous parlais du livre de Rosenberg sur la Communication non Violente (CNV) ici ; aujourd’hui je voudrais parler de son pendant, le Petit Cahier d’exercices de Communication non Violente.

Il s’agit également d’un cadeau ; et heureusement, car je ne l’aurais- a priori -pas acheté. Persuadée que le livre de Rosenberg « Les mots sont des fenêtres » se suffisait à lui-même, je pensais qu’il ne servait à rien d’en lire un condensé qui risquait de passer à côté de son essence.

Là encore, je suis prise en flagrant délit de préjugés !

Car ces carnets (il y en a plusieurs de la même collection, sur des thèmes divers de développement personnel) permettent de directement mettre en pratique les enseignements de la CNV sans passer par quelques centaines de pages de théorie. Vous me direz que « Les mots sont des fenêtres » est parsemé de récits d’expériences de la CNV et qu’on y trouve à la fin de chaque chapitre des petits exercices : mais ce n’est pas pareil.

Les exercices proposés par Anne Van Stappen ont un côté ludique et simple qui cache leur exigence intellectuelle. Ils demandent de se pencher sur nos besoins et nos émotions quotidiens tout en transmettant l’esprit de Rosenberg. Elle s’adresse non seulement à ceux qui l’ont lu mais aussi à ceux qui, tout comme mon mari, peuvent être effrayés par la longueur de « Les mots sont des fenêtres » mais désirent s’initier à la CNV.

Il a l’air de s’éclater à faire ses exercices et à pratiquer la CNV avec nous ! Et comme j’adore tout ce qui est ludique, je recommande cet ouvrage de chez Jouvence !

Mes 7 familles Bien-Etre: un jeu inspirant

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« Maman, joue avec moi ! ». Avis à toutes les mères et à tous les pères qui ont envie de partager un temps de jeu avec leurs enfants : c’est possible et sans s’ennuyer !

Cette année, une de mes bonnes résolutions et de jouer plus souvent avec mes enfants. Ça tombe bien : on m’a très gentiment offert un jeu de cartes des 7 familles, « Mes 7 familles Bien-Etre » des éditions Jouvence  qui allie pratiques de mieux-être et rire.

Isabelle Filliozat, dans son livre passionnant « Il me cherche ! Comprendre ce qui se passe dans son cerveau de 6 à 11 ans » insiste sur la nécessité de jouer avec son enfant. Pourquoi ? Parce que, ce faisant, on se reconnecte à lui, on remplit son « réservoir d’amour » essentiel à sa confiance, notre fille peut tester sa force, notre fils joue avec les règles du jeu en apprenant à les respecter, à perdre etc. Et surtout, on rit tous ensemble!

Il ne s’agit donc pas de jouer avec notre enfant pour gagner systématiquement (au risque de lui faire perdre l’envie de recommencer), mais bien d’aller au-delà.

Pour jouer souvent avec lui, il faut trouver un jeu qui nous plaise à tous les deux pour que « le coeur y soit » et qu’il puisse y avoir entre nous un lien de coeur à coeur.

Chez nous, on est assez fan des jeux de cartes et de société en tous genres. « Mes 7 familles » contient les familles méditation, relaxation, concentration, échauffement, improvisation, intention et renforcement . J’adore car il permet de pratiquer des exercices de yoga, de méditation, de relaxation, d’échauffement etc d’une manière différente : chacun son tour et pourquoi pas tous ensemble, en famille et dans la bonne humeur. Ce jeu m’a permis de partager avec mes petits (6 et 5 ans) ma pratique personnelle du yoga et j’espère qu’ils y prendront goût.

On s’est bien amusés et on y rejouera !

Si vous avez d’autres idées de jeu qui peuvent amuser à la fois les parents et les enfants, partagez!

il me cherche