Comment j’ai arrêté de fumer grâce à l’hypnose

Dans cet article, je partage avec vous mon expérience d’ex-fumeuse et la manière dont j’ai arrêté grâce à l’hypnose. Je me confie parce que je pense que cela peut être utile pour ceux qui me liront. Que vous fumiez deux paquets ou deux cigarettes par jours, je crois que vous pouvez vous retrouver dans les grandes lignes de ce que je raconte ici. Et si vous ne fumez pas, cela peut vous aider à mieux comprendre la personne que vous aimez qui a cette détestable habitude.

J’ai fumé ma première cigarette alors que j’étais adolescente. C’était une transgression des règles familiales (mes parents ne fumaient pas et avaient horreur de ça)  et à la fois le  moyen de montrer à tous que, derrière mon air de jeune fille gentille, j’étais une sorte de James Dean,

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ou de cow-boy.http___mlalltheprettyhorseslm.files.wordpress.com_2011_04_cowboy-smoking

Une rebelle ! Chaque cigarette manifestait ce besoin de trouver liberté et indépendance dans ma vie.

J’ai fumé davantage quand je suis devenue étudiante. Je fumais quand j’étais en examens (stress) mais aussi pendant les fêtes (détente) et avec mes colocataires (amitié).

Et encore davantage quand je suis devenue prof. Là, j’avais en tête l’image de Michelle  Pfeiffer dans « Prof rebelle » (j’avais aussi une veste en cuir, d’ailleurs). Je fumais aux intercours. Je me cachais des élèves, mais je suppose que je devais sentir la cigarette quand même. J’ai commencé à me sentir mal à l’aise : clairement, ma valeur « liberté » rentrait en conflit avec une valeur qui avait émergé récemment, celle de « transmission ».

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J’ai voulu arrêter pendant mes grossesses et les allaitements de mes enfants. Malheureusement, j’ai craqué à plusieurs reprises. Chaque cigarette fumée a alourdi ma mauvaise conscience. Je voulais à la fois la santé pour mes enfants et retrouver une liberté que je pensais avoir perdue…Les deux semblaient incompatibles.

Je me suis cachée des enfants et j’ai menti à mon mari pour continuer à fumer. Si vous fumez, vous savez quel sentiment de culpabilité peut vous envahir quand vous en arrivez à cela. … ce n’est pas drôle du tout.

Je suis devenue coach et malgré les outils dont je disposais (pnl, etc), je continuais à fumer. Je me sentais en complète incongruence avec mes valeurs et avec le modèle que je voulais donner, non seulement à mes enfants mais aussi à mes clients (certes, on peut être un excellent thérapeute et aussi un fumeur mais je crois en la valeur de l’exemple). Ma tête savait que fumer était mauvais pour la santé, pour mon lien aux autres et à moi-même mais ma main cherchait fébrilement la cigarette du soir et le briquet qui l’allumerait. Car je n’en finissais pas de l’attendre, cette cigarette du soir : je l’attendais tellement que j’étais impatiente que les enfants dorment, que le film finisse, que le repas s’achève….pour fumer.

C’était devenu impossible à gérer. Je n’étais plus maître de mes gestes ni de mes pensées.

Alors, j’ai fait 2 choses sur plusieurs mois de temps :

  • J’ai lu le livre de Allen Carr
  • J’ai bénéficié d’une séance d’hypnose

Allen Carr ou la déconstruction intellectuelle 

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Arrêter, ce n’était pas ce que je voulais au départ car je pensais que j’aimais la cigarette du repas, du soir en regardant les étoiles, etc. Parfois, il faut du temps pour changer un comportement si inextricablement mêlé à notre personnalité… On en vient à penser que fumer fait partie de sa personnalité. Je m’aimais plutôt bien comme j’étais et j’avais peur de devenir (encore plus) sérieuse, (encore plus) ennuyante… Je voulais donc simplement être libre de fumer ou non, sans me sentir obligée de fumer. Le livre d’Allen Carr m’a fait comprendre que c’était intenable. Le « petit monstre en nous », celui qui voulait sa cigarette, était très très fort et me dominait. Il fallait le sevrer complètement. Intellectuellement, ses arguments répétés encore et encore ont fait mouche et m’ont convaincue que je n’étais ni libre ni indépendante en fumant, au contraire.

L’hypnose

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Vous le savez tous… une chose est de connaître, de comprendre intellectuellement, une autre est d’appliquer et de vivre pleinement ce qu’on a compris. Le  livre n’a pas suffi ; je me suis donc tournée -par hasard et sans conviction- vers l’hypnose. J’avais un peu peur de visiter mon inconscient que j’imaginais à tort (merci Freud !) comme un lieu sombre et malsain où il ne valait mieux pas trop traîner.

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Mais j’ai fait confiance à un ami praticien (Kristian Leperff) qui m’a proposé une séance. Après une superbe anamnèse où il a compris que j’aimais le feu et la nature, il a utilisé l’hypnose et l’intention positive en moi qui me poussait à fumer pour m’aider à changer de comportement. Car il avait bien compris que notre inconscient peut être la clé pour nous aider à changer au lieu d’un frein qui nous maintient dans une habitude qui ne nous convient plus.

Et quelle surprise ! L’inconscient, c’est simplement une partie de nous, tout aussi belle que le reste de notre esprit ! Simplement, cette partie est plus puissante et plus intelligente.  Elle est pleine de ressources, il suffit de lui demander- c’est plus facile sous hypnose. Elle parle un langage simple. Elle veut notre bien, mais pas toujours de la façon la plus adéquate.

yoga-657054_1280Dès le lendemain, je ne pensais plus à la cigarette. Et quand j’y pensais, elle n’était associée à aucune émotion, aucune valeur ; le blanc total : ni liberté, ni détente, ni stress. Ni le goût dans la bouche, ni l’odeur (et pourtant, j’inspirais avec délectation les nuages de fumée dans la rue quand mes moments d’arrêt du tabac…). C’en était presque bizarre, je vous l’avoue ! Aujourd’hui, je ne me sens ni plus sérieuse ni plus ennuyante qu’avant (il faudrait demander autour de moi pour en avoir confirmation 😉 ). Je respire à plein poumons les senteurs de la nature quand j’ai la chance d’être en forêt ou quand je cours dans le parc en bas de chez moi. Et je profite du moment présent.

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J’ai décidé de devenir praticienne en hypnose suite à cette expérience incroyable afin de partager avec les autres l’accès à cette magnifique partie de nous. Kristian a été mon premier professeur, Janet Verdeille la seconde. Si vous êtes fumeur, j’espère que mon expérience vous a donné envie d’appeler l’hypnothérapeute le plus proche. Si vous vous inquiétez pour quelqu’un que vous aimez, vous pourrez à la fois manifester envers lui plus de compréhension et peut-être lui conseiller cette solution.  Il faut parfois un peu de temps pour arriver à la décision d’arrêter de fumer. Et un peu plus pour y arriver. Mais notre corps en vaut la peine et je vous encourage à l’aimer.

Poème à Chiomara: écrire pour « rien », écrire pour le plaisir

ARBRE DE VIE ANKARA

Parfois il suffit de pas grand chose pour se sentir inspiré(e) et avoir envie de créer. L’histoire de Chiomara, femme celte d’Ankara qui vécut il y a plus de 2000 ans, fut l’élément déclencheur qui me permit de reprendre la plume.

J’ai eu envie d’en savoir plus sur l’histoire du lieu où je vis depuis deux ans et j’ai découvert – vous le saviez peut-être- que les Celtes s’étaient installés à Ankara, alors nommée Ankyra, située dans ce qui s’appelait la Galatie -du nom des Celtes vivant là, les Galates. Au hasard de mes errances sur le net, j’ai trouvé l’histoire de Chiomara, épouse d’un chef celte, prise en otage et violée par les Romains (Rome était alors en guerre contre sa tribu). Elle prit sa revanche le jour de son échange contre une rançon et ordonna à ses gardes que la tête du ravisseur fut coupée, estimant que la rançon ne compensait pas ce qui lui était arrivé. Cette histoire -vieille pourtant de plus de 2000 ans- m’a marquée pour je ne sais quelle raison : bien sûr la violence faite à une femme et sa réaction terrible mais aussi parce qu’il s’agit d’une Celte en terre anatolienne, d’une étrangère et que je m’y suis identifiée, moi qui suis issue des forêts ardennaises de Belgique et qui vis pour le moment sur le haut plateau anatolien 😊 .

Inspirée, j’ai écrit un poème qui ne suit pas de structure particulière mais qui est né de l’association de mots dont la sonorité m’avait plu. J’étais heureuse de prendre du temps pour « rien »,  juste pour le plaisir (et donc pour « beaucoup »): plaisir de jouer avec les mots, tourner les pages du dictionnaire, écrire, rayer, raturer, et penser uniquement à cela pendant tout ce temps!

Vous noterez les références aux symboles de l’arbre de vie et de la grenade qui sont des images qui me plaisent et qui sont très présentes dans la symbolique turque. Des livres comme « Reclaiming the wild soul », « If women rose rooted », « La servante écarlate », « Station eleven » et « Dans la forêt » lus au hasard des mes intérêts du moment (le lien organique entre la nature et l’être humain, le zéro déchet, le lien entre le lieu où l’on vit et le sentiment d’être enraciné et en lien avec les autres, la place de la femme dans un monde d’hommes et l’avenir de la planète) ont permis l’éclosion de ce poème. Il faut parfois se nourrir longtemps de la vie autour de nous pour avoir envie de décider de s’arrêter pour créer à notre tour à travers l’art, l’écriture, ou tout autre chose. Et vivre la « résonance », remède à l’accélération de notre temps, évoqué par Hartmut Rosa.

C’est ce que je propose dans les ateliers d’écriture que j’anime pour les adolescents et les adultes qui ont envie de se poser un moment, d’écrire ou de dessiner (à travers le symbole de l’arbre de vie transmis par Dina Scherrer) et d’ainsi non seulement mieux se connaître mais aussi d’entrer en lien avec les autres participants et, pourquoi pas, la nature autour de nous.

 

Poème à Chiomara

Il était une fois dans l’antique Ankyra

Située aux confins de la steppe asiatique

Dans ce qu’on appelait alors la Galatie celtique,

Une jeune fille prénommée Chiomara.

Chiomara grandit heureusement

Parmi les grenades rouges que portent des arbres verts et chétifs

Graine de femme au sourire craintif

Qui prit pour époux son valeureux amant.

Tel l’arbre de vie dont le fruit se multiplie

La belle Celte enfanta à l’envi

Vive et heureuse matrone avec l’âge elle s’enhardit

Incarnation à la fois de la Mère et de la bourgeoise nantie.

La guerre des hommes vint troubler ce tableau

Et le barbare Romain- dont l’empereur avait été défié-

Décida de souiller cette terre alors inviolée

Et de la détruire, à coups de javelot.

Emportée, malmenée, Chiomara dans la poussière fut traînée

Sans pitié pour son tendre giron de mère

De l’esclavage elle goûta le poison amer

Et ainsi Rome gagna la bataille si chèrement menée.

Lorsque vint l’échange de la Femme contre une rançon

Qu’elle se vit troquée comme une marchandise abimée

Son ordre fatal claqua : que la tête soit coupée !

Et ainsi étêté mourut l’infâme centurion.

Chiomara se baigna et se coiffa

Vêtue de ses plus beaux habits, devant son mari elle se présenta

Et à ses pieds fit rouler la tête abhorrée.

Son honneur, par elle-même, avait été vengé.

Ainsi fut exécutée la vengeance sanglante

D’une jeune femme celte qui refusa l’infâmie

Dans la steppe infinie de l’ancienne Galatie

Et dont résonne encore l’assourdissant silence.

Engagez-vous! Engagement et recherche d’identité chez l’adolescent

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Connaissez-vous les Moocs? Mooc est l’acronyme de Massive open online course, c’est-à-dire la mise à disposition (souvent gratuite, parfois payante) d’un cours universitaire de haute qualité sur un domaine particulier, ceci afin de faire de la publicité pour l’université en question mais surtout de surfer sur la vague puissante de l’innovation pédagogique (voir l’article sur la classe inversée et le constructivisme) en proposant à tous l’opportunité d’apprendre tout au long de la vie.

Il existe tout un tas de Moocs différents. J’ai suivi celui de Christine Cannard, en collaboration avec l’université de Grenoble, dont j’avais déjà lu le livre (ou devrais-je dire la somme) « Psychologie de l’adolescent » et dont j’avais apprécié l’approche.

Qu’ai-je retenu de ce cours ?

S’engager

Principalement qu’un des facteurs d’épanouissement de l’adolescent est sa capacité à s’engager pour quelque chose qui fait du sens pour lui.

On connaît l’importance d’un cadre familial structuré et bienveillant, d’une alimentation équilibrée, d’un sommeil respecté, d’une scolarité dont les apprentissages font du sens, d’un projet de d’orientation en accord avec les désirs, qualités et compétences de l’ado. Et le groupe-classe, le groupe des amis prend, on le sait, une importance capitale dans la vie du jeune : il s’identifie à ses pairs et non plus seulement à sa famille.

Ce qu’on sait moins c’est qu’il y a une soif d’engagement pour une « cause » morale, politique, écologique, sociétale, un besoin de faire front commun pour ou contre quelque chose chez nos jeunes. Je me rappelle effectivement des grèves des lycéens pour je ne sais plus quelle raison où nous étions surexcités de faire masse dans la rue, des bureaux Amnesty Jeunesse, des stands Oxfams animés par certains ou les tracts pro-européens distribués par d’autres (et je vous avoue que, quand j’étais moi-même ado, je regardais ces jeunes comme des extra-terrestres). L’objet du livre « Engagez-vous! » de Stéphane Hessel évoqué dans le titre de cet article encourage les jeunes à s’engager politiquement mais il existe bien d’autres manières de s’engager.

Une réponse à l’insatisfaction

Un tel besoin d’appartenance et d’engagement non compris se manifeste par une insatisfaction chronique, la dépression, voire la délinquance (on peut malheureusement discerner ce même besoin d’être ensemble pour une cause plus grande que soi chez les jeunes qui s’engouffrent dans la radicalisation islamiste (pour connaître les autres facteurs de radicalisation voir slate.fr)). Il nous appartient d’encourager les ados à s’investir dans des groupes « positifs » et à veiller qu’ils ne se fourvoient pas dans d’autres.

Ces groupes leur permettent de partager les mêmes valeurs et de se retrouver entre pairs du même « bord ».  Et surtout, ils offrent un terrain propice à la recherche de leur identité et au questionnement qui va de pair avec cette recherche, c’est-à-dire non seulement « qui suis-je? » mais aussi « qui suis-je dans le groupe? suis-je d’accord avec ces valeurs et avec ce qui y est proposé? ». Viendra plus tard (quand l’identité sera moins fluctuante), le temps de la confrontation des idées, des amitiés avec des gens différents de soi dont la diversité sera appréciée pour sa richesse.

Trouver du sens et leur montrer la voie

Il s’agit donc, là encore, d’accompagner les adolescents à trouver du sens dans leur vie et dans leur communauté en favorisant l’exploration nécessaire à leur développement et en les aidant à se poser les bonnes questions quant à leur positionnement dans le groupe. Si notre ado est plutôt introverti, cela lui paraîtra plus difficile et il sera contre-productif de le harceler à s’engager! Il pourra peut-être le faire à travers une communauté virtuelle (pas si virtuelle après tout puisqu’il s’agit de vraies personnes), tranquillement chez lui. Mais rappelons-nous que nous pouvons simplement lui montrer l’exemple à travers des activités de bénévolat, des associations ou des clubs d’intérêts partagés qui nous font plaisir!

Trouver du sens et du plaisir dans l’apprentissage

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Ou comment le mélange de classe inversée et de constructivisme permet une autre approche de l’enseignement et de l’apprentissage

Ressourcée par un été en famille et par de nombreuses lectures autour du vivant -êtres humains et êtres non-humains confondus -je suis revenue à mon premier métier d’enseignante en cette rentrée 2018 après 7 années loin d’une classe.

Je constate avec plaisir que ma pratique s’est affinée au contact des connaissances accumulées au fur et à mesure des lectures (pédagogie, coaching, méthodologie, hypnothérapie, pnl, gestion mentale etc) et des heures de coaching d’ados.

Je me sens plus authentique, plus claire dans mes objectifs.

Mais ce qui a radicalement changé dans ma pratique, je le dois à la lecture d’un livre, « Elève-chercheur, enseignant médiateur » qui a complété ce que j’ai appris sur la classe inversée ces derniers mois.

La classe inversée

Tout d’abord, un mot sur la classe inversée. La classe inversée part du principe que la plupart des élèves sont capables, si plusieurs conditions sont réunies, d’aborder les notions théoriques en-dehors de la classe. Cette pédagogie veut redonner à l’espace-classe son rôle d’atelier où chacun travaille, selon ses compétences, son niveau etc en toute autonomie à mettre en œuvre ses connaissances à travers des exercices individuels, une collaboration au sein du groupe, la création de capsules vidéo, de tests réguliers etc. Par là même, le rôle de l’enseignant est redéfini, il devient chef d’orchestre et médiateur en proposant les documents les plus adaptés à ses élèves. La différence entre la pédagogie traditionnelle et celle-ci tient, selon moi, en grande partie à ce rôle de l’enseignant qui ne « déverse » plus le savoir à ses élèves mais est le garant de celui-ci parmi la classe. Il devient celui qui apprend à apprendre, à chercher, à réfléchir.

Construire le savoir en classe inversée

La pédagogie constructiviste telle qu’expliquée par Britt-Mari Barth insiste sur l’activité intellectuelle des élèves. Le prof est un « enseignant-médiateur »  qui propose à ses élèves des médiums capables de susciter la réflexion (la métacognition) sur le savoir en jeu. Les élèves se mettent dans la peau de chercheurs qui comparent, discriminent, infèrent et sont parfois guidés par leur intuition avant d’aboutir à une « loi » sur tel ou tel phénomène. L’enseignant les accompagne dans la construction de cette réflexion.

Un changement de conception

Pour enseigner de cette manière, j’ai dû renverser ma vision de l’apprentissage, celle que j’ai apprise à l’école. Ce n’est pas facile de changer sa méthode et de repartir à zéro dans la conception de ses cours. C’est frustrant et exaltant à la fois. Aussi, pour certains élèves, c’est perturbant car nouveau. Ou bien ils ne se sentent pas capables (ils ont peut-être d’importantes lacunes à moins que le sentiment d’incompétence acquise ne soit trop prégnant en eux) à moins qu’ils n’aient juste pas la force pour le moment d’être présents psychologiquement et/ou physiquement.

Je m’inspire donc des principes du coaching  et de la PNL qui veulent qu’un encouragement sincère, un sourire, la prise en compte des émotions, des expériences passées, du corps, de l’appartenance etc font partie de la situation d’apprentissage, territoire immense qu’il est important d’explorer .

Vers plus de motivation en classe

Le visage concentré et passionné des élèves est la plus belle des récompenses pour cette exploration intellectuelle ; leurs discussions animées sur un point ou l’autre permet d’accepter un niveau sonore auquel je n’ai pas été habituée. Leur motivation (la motivation intrinsèque, celle qui est la plus puissante) et la mienne se rencontrent et font des étincelles. Bref, un livre que je recommande à tout professeur qui veut lui aussi ressentir cette joie intellectuelle qui fait que j’aime mon métier et que j’y trouve du sens.

Pour en savoir plus : https://www.editions-retz.com/pedagogie/eleve-chercheur-enseignant-mediateur-9782725631585.html

L’expatriation: une histoire de communauté et de sentiment d’appartenance

Je suis arrivée en Turquie il y a un peu plus de dix-huit mois, en septembre 2016.  Je venais de vivre près de cinq années intenses au Cameroun et espérais un peu plus de calme.

En 18 mois, j’ai eu le temps d’avoir un autre enfant, un petit troisième, ankariote. Je me suis un peu ennuyée. Surtout, j’ai eu le temps de réfléchir à ce que je voulais construire ici, à ce que je voulais apporter et à qui. Ne dit-on pas que la créativité naît de ces moments un peu creux?

Quand des idées depuis longtemps couvées ont émergé, j’ai trouvé un endroit chaleureux pour qu’elles épanouissent: l’association d’accueil de ma ville, Ankara accueil francophone et son équipe de femmes de caractère. J’ai proposé des ateliers pour adolescents pour qu’ils puissent échanger et expérimenter de nouvelles idées à propos de l’apprentissage. Des ateliers d’écriture, qui mêlent mes deux métiers, pour les adultes qui veulent s’offrir un espace-temps spécial, un peu spirituel, pour se retrouver et retrouver le sens du collectif. Tous ces projets ont été chaleureusement accueillis et portés.

Dans les deux ateliers, il m’a semblé important d’insister sur notre besoin d’être humain de se sentir appartenir à une communauté, que l’on soit adulte ou adolescent. Pour nous dépasser et créer ensemble quelque chose de plus fort et de plus grand que nous: un projet, des idées, une oeuvre d’art. Pour sentir que nous ne sommes pas si différents les uns des autres, que nous partageons les mêmes doutes, que chacun de nous s’exprime à sa façon, belle et importante.

J’ai éprouvé ce besoin d’appartenance, ici à Ankara. Pourquoi ici et pas ailleurs? Une expatriation dans un pays où peu de gens parlent anglais, une petite communauté internationale, une vie de famille bouleversée avec un troisième enfant? Peu de distractions? Ce qui faisait de cette expérience sa difficulté est devenu sa richesse: je suis persuadée que c’est une chance que d’avoir ressenti ce besoin si vivement car  cela m’a donné l’impulsion nécessaire pour partager bénévolement mes compétences.

Je suis donc doublement gratifiée puisque je peux vivre cette valeur et la partager et qu’en plus j’apprends et j’innove au quotidien, portée par le dynamisme du groupe.

Dans les quatre prochaines années turques qui sont devant moi,  je compte bien continuer à participer à cette belle aventure que nous raconte si bien Claire Wastiaux sur le site ankaraccueil.com.

Et vous, avez-vous déjà eu l’occasion de partager vos compétences, vos dons, votre sensibilité ou votre temps gratuitement?

A propos du métier de Life Coach

Quand j’avais 5 ans, je voulais être coiffeuse (comme ma voisine Josée) ou chanteuse (comme Dorothée et Chantal Goya). Et tout le monde savait de quoi je voulais parler.

Aujourd’hui, je travaille comme Life Coach. Mais ça veut dire quoi? J’ai dû répondre à cette question lors d’une soirée. Ce soir-là, j’avais envie de donner ma carte de visite à toute le monde et de dire à la terre entière que j’avais envie de pratiquer mon métier ! Mais quand j’ai annoncé que j’étais « Life coach », j’ai été confrontée à trois types de réactions :

  • Une toute petite partie des gens connaissait le life coaching (peut-être faites-vous partie de ceux-là, mais je vous invite quand même à lire la suite car tous les Life Coach ne définissent pas de la même façon leur métier).
  • Une autre partie a acquiescé poliment, l’air de se dire « Mais de quoi elle parle ??? Encore un truc américain ?».
  • Enfin, une autre m’a demandé à quoi exactement je faisais référence : « Concrètement, vous faites quoi ? ».

J’ai alors réfléchi à toutes ces réactions et à la manière dont j’évoque mon métier (que j’adore !).

D’abord, je me suis souvenue qu’avant de rencontrer un coach, je ne savais pas  ce que c’était. Puis, je me suis rendue compte que je n’aimais pas ce terme « Life Coach ». Ni « Life », parce que d’abord c’est en anglais et puis « la vie » c’est trop général ; ni « coach » parce que ça fait référence, au choix : à un bus ou à un entraineur sportif. Que choisir ? « Accompagnatrice de vie » ? Trop connoté soins palliatifs. « Entraîneuse » ? Trop connoté également…  « Supportrice ? » : on va croire que je suis fan de football.

Mais à quoi bon chercher un terme générique pour définir mon métier ? me suis-je dit finalement. Ce qui est important, c’est ce que je fais, pas comment je me nomme (même si, on le verra, les deux sont liés).

Ok. Alors qu’est-ce que je réalise concrètement avec mes clients ? (et je passe sur le fait que « client » n’est pas un terme non plus tout à fait adapté ; mais « patients » non plus. « Accompagnés ? », « coachés » ?).

Bref.

Pourquoi vous prenez rendez-vous avec un coach

Quand vous prenez rendez-vous avec un coach, vous recherchez quelqu’un qui va vous écouter entièrement, sans jugement, sans vous interrompre et surtout sans vous donner les conseils que votre mère/sœur/beau-frère/meilleure amie vous a donnés à foison -et en toute bienveillance. Des conseils qui sont peut-être pertinents mais pas forcément pour vous car chacun est différent (même si nous partageons les mêmes grands schémas inconscients). Les conseils, je les réserve (bien malgré moi…) pour mes enfants 😊 !

Le coach n’est pas inquiet pour vous et votre avenir. Il a confiance.

Je pars du principe que vous êtes adulte-ou en voie de l’être- et autonome.

Et puis, nous savons tous qu’un conseil que vous recevrez n’aura pas le même effet que la décision que vous seul prendrez.

Voici deux exemples tiré de ma pratique personnelle:

  • « Tu fumes beaucoup trop ; c’est très mauvais pour la santé ! Tu risques le cancer ; tes habits sentent mauvais : arrête ! » . Ou : « Tu n’étudies pas assez, tu n’es pas concentré, tu es paresseux : travaille ! » ;
  • « Tu fumes 10 cigarettes par jour et tu sembles trouver cela trop. Tu aimerais être en bonne santé et retrouver de l’énergie. Que vas-tu faire ? Quel serait le nombre de cigarettes qui te semblerait acceptable ? Comment vas-tu faire pour y arriver ? » et son pendant scolaire : « Tu étudies 25 minutes par jour couchée sur ton lit. Qu’est-ce que tu aimes faire dans la vie ? Comment c’est quand tu es motivée ? Comment vas-tu faire pour accomplir ta responsabilité d’élève ? ».

Quelles paroles vont vous faire réagir positivement ? Personnellement, c’est tout trouvé !

Au-delà d’un conseil, c’est donc d’une écoute active et de questions ouvertes dont vous avez besoin pour réfléchir encore mieux à votre préoccupation. Car en coaching, on part du principe que vous avez la solution. Il vous suffira d’un coup de pouce pour la trouver.

Ce coup de pouce, c’est d’abord l’écoute comme on l’a vu. Ce sont ensuite les questions ouvertes. Tout ça dans un climat de bienveillance : je vous veux du bien.

Mais soyons clairs : je vous veux du bien mais ça ne veut pas dire que je vais vous caresser dans le sens du poil ! A moi les questions qui fâchent (« Et ça vous apporte quel avantage de fumer ? » / « Quels sont les avantages de ne pas écouter en classe ? »), les recadrages (« En quoi avoir les dents jaunes vous donne-t’il l’air cool ? »/ « En quoi avoir de mauvais résultats te donnent-ils l’air cool ? ») et les questions prises de tête (« C’est qui « tout le monde » ?).

Et aussi, vous ne vous en sortirez pas en me disant « Ok j’ai compris ! Je vais arrêter ! » ou « Je vais étudier davantage ! ».

  • Quand ? Quel jour et quelle heure ?
  • A quoi vous verrez que vous avez arrêté ?/ que tu étudies davantage ?
  • Arrêter, c’est combien de cigarettes ? O ? 1 ?/ Etudier, c’est faire quoi exactement ?

Etc. Tout ça pour bien définir votre objectif et que vous sachiez où vous allez exactement.

On ne s’arrêtera pas là : je vous demanderai aussi de réfléchir à vos valeurs. C’est pas tous les jours qu’on le fait, n’est-ce pas ?

Vous avez touché du doigt ce qui fait une des spécificités du coaching : c’est un moment particulier dans une vie où vous réfléchissez, vous expliquez, définissez, justifiez ce que vous croyez, pensez et voulez.

Tout ça pour quoi ? Quelle est l’utilité de tout ce travail ?

le flux ou flow car chacun est unique

On l’a vu, le coaching va vous permettre d’atteindre votre objectif en faisant appel à toutes vos ressources conscientes : valeurs, croyances, rituels, amis, famille etc.

J’utilise aussi en coaching un outil puissant qui vous permet de retrouver vos ressources cachées car inconscientes : l’hypnothérapie.

Le but de toute cette démarche n’est pas de vous rendre plus efficace, plus beau ou mieux adapté à la société. En cela, ma pratique s’éloigne de certaines tendances du coaching, notamment celles qui s’intéressent au milieu de l’entreprise mais aussi celles relatives à l’école. Celles qui veulent que vous rentriez dans le moule.

Mon but, c’est que vous soyez vraiment vous. Que vous soyez authentique. Que vous accomplissiez ce en quoi vous croyez et ce que vous êtes, en toute liberté.

  • Si vous êtes un Visionnaire, inventez, imaginez ! Restez confiant dans l’avenir !
  • Si vous êtes quelqu’un qui a besoin de prendre Soin des autres : faites-le ! Restez aussi à l’écoute de vos besoins et apprenez à les communiquer !
  • Si vous êtes un Sportif : bougez ! Ecoutez votre corps !
  • Si vous êtes un Artiste : créez ! Persévérez !

Cette liste n’est pas exhaustive (je vous renvoie à Carolyne Myss qui en parle dans son livre).  Nous sommes composés de plusieurs facettes qui ne demandent qu’à s’exprimer.

Pourquoi exprimer votre unicité ? Parce que je crois profondément que chaque personne est importante dans le grand flux de la vie. Que nous devons à la Vie d’être qui nous sommes vraiment ; et de nous aimer. Une manière de la remercier peut-être : ressentir la joie de vivre.

Et qu’en agissant ainsi, nous améliorons la société dans laquelle nous vivons.

Malgré son nom et son origine, le coaching n’est donc ni américain, ni européen mais une pratique au-delà des cultures qui s’adresse à la communauté des êtres humains. Il s’agit de renforcer à la fois l’individu et le collectif auquel il appartient. La communauté a besoin de chacun et nous avons besoin d’être en lien avec ceux qui nous entourent.

C’est ce à quoi je veux participer en pratiquant le métier de coach.

Alors, quel nom donneriez-vous à ces gens dont le métier est de vous écouter ?

Coach de vie ? Life coach ? Finalement, j’aime bien « Life » car oui, je travaille pour que le flux de la Vie, le flow, vous traverse. Je vais vous avouer quelque chose : il me traverse aussi, chaque fois que vous sortez de mon cabinet un peu plus en accord avec vous-même.

Vous avez sans aucun doute compris maintenant ce que je fais.

Voulez-vous en savoir plus ? Vous avez des idées de nom pour ce métier ? Je suis impatiente de lire vos questions et commentaires !

 

Expatriation et adolescence

En quoi les ados expats sont-ils différents des ados restés dans leur pays d’origine? Que peuvent faire les parents pour les aider à relever leurs défis? Mathilde du blog « My tailor is an expat » et « Heureux comme Ulysse » m’a permis de partager avec les membres de sa tribu de fans mon point de vue de coach en développement personnel sur nos ados expats. Qui sont-ils? Quelles sont leurs forces et leurs défis? Je vous mets le lien vers l’article ci-dessous: http://heureuxcommeulysse.com/adolescent-expatrie/ 

Et vous, qu’en pensez-vous? Vos ados expats sont-ils si différents de ceux qui sont restés dans leur pays d’origine?

Sapiens: une brève histoire de l’humanité

Sapiens-French

Il est des livres qu’on n’oubliera pas, qu’on relira peut-être et dont on recommandera la lecture.

« Sapiens, une brève histoire de l’humanité » fait partie de ceux-ci. Sorti il y a plusieurs années déjà, il reste en tête des listes de vente à travers le monde. Pour cette raison, j’ai tardé à le lire (j’ai l’esprit de contradiction). Peut-être aussi n’était-ce pas le bon moment auparavant car j’étais occupée à faire mes enfants (ce livre peut faire passer l’envie d’en mettre au monde, je vous préviens !).

Avec Sapiens, j’ai été enthousiasmée, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai eu peur, j’ai réfléchi.

Harari, l’auteur, nous raconte dans un langage vif et ironique la longue histoire de l’être humain « homo » qui commence il y a des centaines de milliers d’années, bien avant l’apparition de notre genre « sapiens » il y a 70.000 ans. La montée en puissance de Sapiens, composé de petits groupes épars de chasseurs-cueilleurs,s’est couplée à la destruction des autres genres « homo » (neandertalis etc) et d’espèces animales géantes. L’auteur en tire la conclusion que notre présence sur la Terre est mortifère.

Il évoque la « révolution cognitive » qui nous a permis de nous réunir en plus grands groupes grâce à l’échange de ce qu’il appelle des « mythes », vocable fourre-tout sous lequel il réunit religions, capitalisme, argent, idées et histoires.

Puis il nous raconte la « révolution agricole » qui a vu l’homme se sédentariser.  Un passage très drôle évoque la domestication de l’homme par le blé, et non pas le contraire comme on a l’habitude de le penser. Selon l’auteur, s’est décidé là un des grands drames de l’être humain qui décide en toute bonne foi de travailler plus pour gagner plus, pour nourrir ses enfants et faire des stocks pour le futur (la préoccupation pour le futur allant de pair avec la révolution cognitive). Ce faisant, il s’est éreinté à travailler la terre, a fait beaucoup plus d’enfants qui, pour des raisons diverses (propagation des maladies chez les sédentaires, sevrage très tôt et remplacement du lait par une céréale unique, espacement réduit des naissances etc) ont souffert d’une très haute mortalité. Bref, une mauvaise affaire pour l’espèce humaine en fin de compte.

Il nous parle ensuite des mathématiques, inventés selon Hariri pour compter les revenus des grands groupes d’êtres humains et renforcer leur esclavage à la terre. Le fonctionnement de l’argent, qu’il assimile à un mythe puissant, est disséqué dans de longs passages sur l’investissement et la consommation.

La « révolution scientifique » apparaît il y a 500 ans. La science devient peu à peu la nouvelle religion de l’être humain sensée apporter le bonheur sur Terre. Harari nous démontre que le « bonheur » (ou en tous cas la satisfaction) par individu semble diminuer à mesure que l’espèce humaine prend de l’ampleur en termes de nombre de population et d’impact sur la planète.

De prime abord étonnant pour un livre sur l’être humain, l’auteur y lie notre destin à celui des animaux. Il nous conte la souffrance animale qu’il apparie au développement de l’agriculture et qui prend son essor avec la « révolution industrielle », fille de la révolution scientifique. L’animal et l’être humain deviennent des rouages dans la grande mécanique capitaliste productrice de biens. Des rouages que l’on use et que l’on jette lorsque ils ne sont pas utiles. Comme ces poussins mâles que l’on déchiquette ou ces animaux que l’on sépare de leur mère, empêchés de jouer, gavés puis mangés.

La science promet aujourd’hui de pouvoir nous réparer et nous améliorer. Pour nous utiliser encore plus ? A quelle classe sociale profiteront ces avancées scientifiques ? Faut-il croire Harari lorsqu’il évoque un futur sombre où les inégalités seront renforcées, où la mort sera repoussée, où ni la communauté (comme c’est déjà malheureusement le cas) ni l’individu n’auront de valeur intrinsèque ?

Ou bien faut-il lire Sapiens et sa suite (Home Deus-pas encore lu) comme des élucubrations d’un historien qui utilise le langage pour nous faire croire que notre vie n’a pas de sens et que notre espèce est en voie de disparition ? Je ne partage pas sa dévaluation de nos idées créatrices et immatérielles qui n’en sont pas moins réelles et porteuses de sens. L’amour, la spiritualité sont-elles irréelles car immatérielles ? Je ne veux pas le croire.

Je suis sortie de la lecture de Sapiens étourdie par tant de faits, d’affirmations souvent trop péremptoires et peu établies scientifiquement, éblouie par l’histoire de l’humanité vue de notre petit point de vue et notre recul d’êtres humains du 21ème siècle, pensive devant ces générations d’hommes et de femmes qui ont vécu, aimé et puis qui ont disparu.

L’Histoire est une longue suite de choix, parfois heureux, parfois malheureux. Elle nous apprend cependant que rien n’est décidé à l’avance et que rien n’est figé.

Au sortir de ce livre, j’ai décidé que je voulais encore plus transmettre les valeurs du partage, de la solidarité, de la communauté, de la créativité et du respect de tous les êtres vivants à mes enfants et aux personnes que j’accompagne. Pour faire du monde de demain un endroit où nous ne serons pas définis par ce que nous possédons mais par ce que nous apportons à la communauté des êtres vivants.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous lu le livre ? Partagez-vous le pessimisme de l’auteur -qui admet dans une interview ci-dessous que l’être humain a la capacité incroyable de changer le cours des choses?

Pour d’autres idées sur le livre :

http://homofabulus.com/mon-avis-sur-sapiens-de-yuval-noah-harari/

http://www.telerama.fr/idees/sapiens-l-homme-qui-se-racontait-des-histoires,131186.php

« La vie dont vous êtes le héros »

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Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un livre que j’ai lu cette semaine : « La vie dont vous êtes le héros ». Je cherchais un livre qui me rappelle ceux que je lisais quand j’étais ado, des romans fantastiques où il fallait que je choisisse les décisions du héros que j’incarnais. Allait-il accepter le défi ou retourner à sa petite vie tranquille ? Mon héros allait-il utiliser l’objet magique que lui offrait le vieux sorcier ou bien se tournerait-il vers celui que lui donnait le magicien de la force obscure ?

Qu’allait-il décider ?

Stéphanie Assante a utilisé le même principe pour son roman. Elle nous demande d’endosser les habits d’une héroïne dont la vie est sur le point de changer grâce à un grimoire magique. Quels choix va-t’elle poser ou plutôt, quels choix allons-nous lui faire prendre ?

Audacieuse ou pas, l’aventure se crée malgré elle/malgré nous ; une pléthore d’exercices, de bons conseils et de thèmes différents jalonnent l’histoire et nous font réfléchir à notre propre vie. Ces exercices sont issus des outils du développement personnel que les coachs connaissent bien (l’auteur est coach elle aussi).

J’ai beaucoup apprécié le fait qu’il n’y avait pas qu’un seul chemin à prendre et que rares étaient les choix qui arrêtaient l’aventure, au contraire des livres de mon adolescence.

Ludique, agréable à lire , même si l’héroïne aurait mérité plus de profondeur, « La vie dont vous êtes le héros » confirme que la vie nous offre plusieurs chances. Allons-nous les saisir ?

7 jours pour vivre: inspiration

7 jours pour vivre

Que se passe-t’il après la mort ? Pourquoi meurt-on ? Quand est-ce qu’on va mourir ? Le décès de ma grand-mère l’année dernière et celui dramatique, un an auparavant, d’une amie en fin de grossesse, ont été les déclencheurs de ces questions chez mes enfants- alors qu’ils se rendaient compte soudain de notre condition de mortels. Questions auxquelles je n’avais pas de réponses satisfaisantes à leur donner… J’ai donc fait comme chaque fois que je sèche: j’ai lu un livre, « La mort expliquée aux enfants » de Jean-Jacques Charbonier chez Tredaniel.

Au même moment, et peut-être pas par hasard (ou pas!),j’ai eu envie de lire une nouveauté des éditions Jouvence « 7 jours pour vivre » de Valérie Capelle.

Les deux auteurs évoquent, chacun à leur manière, leur philosophie de la mort et suggèrent l’existence d’une conscience ou âme qui survit au corps.

Au-delà de l’exposé de cette croyance (basée sur l’expérience, l’un étant anesthésiste-réanimateur et l’autre accompagnatrice de personnes en fin de vie), il s’agit surtout d’une philosophie de la vie que les auteurs veulent nous transmettre, à travers une question: qu’est-ce qui est vraiment important et essentiel aujourd’hui, pour moi?

Deux livres inspirants, qui se lisent facilement (celui de Charbonier est destiné aux enfants tandis que celui de Valérie Capelle est pédagogique dans son écriture) et qui suscitent la réflexion sans prétendre nous donner des réponses.

Quant à « 7 jours pour vivre », j’ai laissé de côté mon agacement face à l’écriture (je pense notamment à l’utilisation du présent, qui veut sans doute inviter le lecteur à vivre le moment présent avec les personnages) pour apprécier la beauté du message et la tendresse du récit.

Bien sûr, je conseille!