A propos du métier de Life Coach

Quand j’avais 5 ans, je voulais être coiffeuse (comme ma voisine Josée) ou chanteuse (comme Dorothée et Chantal Goya). Et tout le monde savait de quoi je voulais parler.

Aujourd’hui, je travaille comme Life Coach. Mais ça veut dire quoi? J’ai dû répondre à cette question lors d’une soirée. Ce soir-là, j’avais envie de donner ma carte de visite à toute le monde et de dire à la terre entière que j’avais envie de pratiquer mon métier ! Mais quand j’ai annoncé que j’étais « Life coach », j’ai été confrontée à trois types de réactions :

  • Une toute petite partie des gens connaissait le life coaching (peut-être faites-vous partie de ceux-là, mais je vous invite quand même à lire la suite car tous les Life Coach ne définissent pas de la même façon leur métier).
  • Une autre partie a acquiescé poliment, l’air de se dire « Mais de quoi elle parle ??? Encore un truc américain ?».
  • Enfin, une autre m’a demandé à quoi exactement je faisais référence : « Concrètement, vous faites quoi ? ».

J’ai alors réfléchi à toutes ces réactions et à la manière dont j’évoque mon métier (que j’adore !).

D’abord, je me suis souvenue qu’avant de rencontrer un coach, je ne savais pas  ce que c’était. Puis, je me suis rendue compte que je n’aimais pas ce terme « Life Coach ». Ni « Life », parce que d’abord c’est en anglais et puis « la vie » c’est trop général ; ni « coach » parce que ça fait référence, au choix : à un bus ou à un entraineur sportif. Que choisir ? « Accompagnatrice de vie » ? Trop connoté soins palliatifs. « Entraîneuse » ? Trop connoté également…  « Supportrice ? » : on va croire que je suis fan de football.

Mais à quoi bon chercher un terme générique pour définir mon métier ? me suis-je dit finalement. Ce qui est important, c’est ce que je fais, pas comment je me nomme (même si, on le verra, les deux sont liés).

Ok. Alors qu’est-ce que je réalise concrètement avec mes clients ? (et je passe sur le fait que « client » n’est pas un terme non plus tout à fait adapté ; mais « patients » non plus. « Accompagnés ? », « coachés » ?).

Bref.

Pourquoi vous prenez rendez-vous avec un coach

Quand vous prenez rendez-vous avec un coach, vous recherchez quelqu’un qui va vous écouter entièrement, sans jugement, sans vous interrompre et surtout sans vous donner les conseils que votre mère/sœur/beau-frère/meilleure amie vous a donnés à foison -et en toute bienveillance. Des conseils qui sont peut-être pertinents mais pas forcément pour vous car chacun est différent (même si nous partageons les mêmes grands schémas inconscients). Les conseils, je les réserve (bien malgré moi…) pour mes enfants 😊 !

Le coach n’est pas inquiet pour vous et votre avenir. Il a confiance.

Je pars du principe que vous êtes adulte-ou en voie de l’être- et autonome.

Et puis, nous savons tous qu’un conseil que vous recevrez n’aura pas le même effet que la décision que vous seul prendrez.

Voici deux exemples tiré de ma pratique personnelle:

  • « Tu fumes beaucoup trop ; c’est très mauvais pour la santé ! Tu risques le cancer ; tes habits sentent mauvais : arrête ! » . Ou : « Tu n’étudies pas assez, tu n’es pas concentré, tu es paresseux : travaille ! » ;
  • « Tu fumes 10 cigarettes par jour et tu sembles trouver cela trop. Tu aimerais être en bonne santé et retrouver de l’énergie. Que vas-tu faire ? Quel serait le nombre de cigarettes qui te semblerait acceptable ? Comment vas-tu faire pour y arriver ? » et son pendant scolaire : « Tu étudies 25 minutes par jour couchée sur ton lit. Qu’est-ce que tu aimes faire dans la vie ? Comment c’est quand tu es motivée ? Comment vas-tu faire pour accomplir ta responsabilité d’élève ? ».

Quelles paroles vont vous faire réagir positivement ? Personnellement, c’est tout trouvé !

Au-delà d’un conseil, c’est donc d’une écoute active et de questions ouvertes dont vous avez besoin pour réfléchir encore mieux à votre préoccupation. Car en coaching, on part du principe que vous avez la solution. Il vous suffira d’un coup de pouce pour la trouver.

Ce coup de pouce, c’est d’abord l’écoute comme on l’a vu. Ce sont ensuite les questions ouvertes. Tout ça dans un climat de bienveillance : je vous veux du bien.

Mais soyons clairs : je vous veux du bien mais ça ne veut pas dire que je vais vous caresser dans le sens du poil ! A moi les questions qui fâchent (« Et ça vous apporte quel avantage de fumer ? » / « Quels sont les avantages de ne pas écouter en classe ? »), les recadrages (« En quoi avoir les dents jaunes vous donne-t’il l’air cool ? »/ « En quoi avoir de mauvais résultats te donnent-ils l’air cool ? ») et les questions prises de tête (« C’est qui « tout le monde » ?).

Et aussi, vous ne vous en sortirez pas en me disant « Ok j’ai compris ! Je vais arrêter ! » ou « Je vais étudier davantage ! ».

  • Quand ? Quel jour et quelle heure ?
  • A quoi vous verrez que vous avez arrêté ?/ que tu étudies davantage ?
  • Arrêter, c’est combien de cigarettes ? O ? 1 ?/ Etudier, c’est faire quoi exactement ?

Etc. Tout ça pour bien définir votre objectif et que vous sachiez où vous allez exactement.

On ne s’arrêtera pas là : je vous demanderai aussi de réfléchir à vos valeurs. C’est pas tous les jours qu’on le fait, n’est-ce pas ?

Vous avez touché du doigt ce qui fait une des spécificités du coaching : c’est un moment particulier dans une vie où vous réfléchissez, vous expliquez, définissez, justifiez ce que vous croyez, pensez et voulez.

Tout ça pour quoi ? Quelle est l’utilité de tout ce travail ?

le flux ou flow car chacun est unique

On l’a vu, le coaching va vous permettre d’atteindre votre objectif en faisant appel à toutes vos ressources conscientes : valeurs, croyances, rituels, amis, famille etc.

J’utilise aussi en coaching un outil puissant qui vous permet de retrouver vos ressources cachées car inconscientes : l’hypnothérapie.

Le but de toute cette démarche n’est pas de vous rendre plus efficace, plus beau ou mieux adapté à la société. En cela, ma pratique s’éloigne de certaines tendances du coaching, notamment celles qui s’intéressent au milieu de l’entreprise mais aussi celles relatives à l’école. Celles qui veulent que vous rentriez dans le moule.

Mon but, c’est que vous soyez vraiment vous. Que vous soyez authentique. Que vous accomplissiez ce en quoi vous croyez et ce que vous êtes, en toute liberté.

  • Si vous êtes un Visionnaire, inventez, imaginez ! Restez confiant dans l’avenir !
  • Si vous êtes quelqu’un qui a besoin de prendre Soin des autres : faites-le ! Restez aussi à l’écoute de vos besoins et apprenez à les communiquer !
  • Si vous êtes un Sportif : bougez ! Ecoutez votre corps !
  • Si vous êtes un Artiste : créez ! Persévérez !

Cette liste n’est pas exhaustive (je vous renvoie à Carolyne Myss qui en parle dans son livre).  Nous sommes composés de plusieurs facettes qui ne demandent qu’à s’exprimer.

Pourquoi exprimer votre unicité ? Parce que je crois profondément que chaque personne est importante dans le grand flux de la vie. Que nous devons à la Vie d’être qui nous sommes vraiment ; et de nous aimer. Une manière de la remercier peut-être : ressentir la joie de vivre.

Et qu’en agissant ainsi, nous améliorons la société dans laquelle nous vivons.

Malgré son nom et son origine, le coaching n’est donc ni américain, ni européen mais une pratique au-delà des cultures qui s’adresse à la communauté des êtres humains. Il s’agit de renforcer à la fois l’individu et le collectif auquel il appartient. La communauté a besoin de chacun et nous avons besoin d’être en lien avec ceux qui nous entourent.

C’est ce à quoi je veux participer en pratiquant le métier de coach.

Alors, quel nom donneriez-vous à ces gens dont le métier est de vous écouter ?

Coach de vie ? Life coach ? Finalement, j’aime bien « Life » car oui, je travaille pour que le flux de la Vie, le flow, vous traverse. Je vais vous avouer quelque chose : il me traverse aussi, chaque fois que vous sortez de mon cabinet un peu plus en accord avec vous-même.

Vous avez sans aucun doute compris maintenant ce que je fais.

Voulez-vous en savoir plus ? Vous avez des idées de nom pour ce métier ? Je suis impatiente de lire vos questions et commentaires !

 

Expatriation et adolescence

En quoi les ados expats sont-ils différents des ados restés dans leur pays d’origine? Que peuvent faire les parents pour les aider à relever leurs défis? Mathilde du blog « My tailor is an expat » et « Heureux comme Ulysse » m’a permis de partager avec les membres de sa tribu de fans mon point de vue de coach en développement personnel sur nos ados expats. Qui sont-ils? Quelles sont leurs forces et leurs défis? Je vous mets le lien vers l’article ci-dessous: http://heureuxcommeulysse.com/adolescent-expatrie/ 

Et vous, qu’en pensez-vous? Vos ados expats sont-ils si différents de ceux qui sont restés dans leur pays d’origine?

Accompagner le changement

Cheminer ensemble

Il arrive que face à un changement (changement d’école, de langue, de travail, de poste, etc), la personne qu’on aime et/ou dont on est responsable semble éprouver des difficultés d’adaptation. Il peut s’agir de notre enfant, de notre employé, de notre élève etc. Quand on part en expatriation, c’est un passage un peu obligé pour l’un ou l’autre des membres de la famille!

Il est possible alors que nous éprouvions des sentiments mélangés tels que la peur (« il ne va jamais y arriver ! »), la colère (« mais enfin, ce n’est pas si compliqué ! ») ou l’inquiétude (« comment va-t’il gérer cela ? »). Parfois, on peut aussi ressentir une certaine forme de culpabilité liée à ce qu’on a fait ou à ce qu’on aurait dû faire et qu’on n’a pas fait ! Et cela d’autant plus fort qu’on se sent attaché à cette personne ou qu’on la considère comme moins mature, moins débrouillarde etc.

Ces émotions nous sollicitent, elles nous disent qu’il est temps de s’asseoir et de prendre du recul sur la situation. Elles sont un signal d’alarme positif, qui nous pousse à l’action.

Il est important de distinguer d’abord ce qui dépend de nous et ce qui dépend de cette personne. Je crois que chacun a sa part de responsabilité dans toute situation et prendre toute la part de l’autre l’empêche d’être acteur de sa vie (cfr la théorie de la zone d’influence).

zone d'influence

Une fois cette distinction faite, alors vient le moment de réfléchir avec sa tête et son cœur à la manière dont nous souhaitons accompagner cette personne dans SA gestion du changement, en toute confiance dans ses capacités à le faire et avec bienveillance.

C’est la clé de l’autonomie pour elle et d’une relation saine où l’on chemine ensemble vers un même objectif !

Qu’en pensez-vous?

Chance et stratégie: gunaydin, Ankara!

Ankara
Ankara

Je suis en Turquie avec ma petite famille depuis une semaine déjà. Après deux mois de déconnexion totale et bienfaisante en famille et avec les amis, j’étais impatiente d’entamer cette nouvelle vie à Ankara. Je ne suis pas déçue car la ville est telle qu’on me l’avait décrite: à la fois ultra-moderne dans ses gratte-ciels et le style de vie de ses habitants et traditionnelle dans certains petits détails qui font que je me sens vraiment à l’étranger!

En quelques jours, nous avons eu la chance de rencontrer d’autres expatriés très accueillants, certains d’entre eux contactés plus tôt dans l’année pour nous aider à faire nos choix en matière d’école etc. Vive les réseaux! Les Turcs que nous croisons dans la rue ou que nous rencontrons plus personnellement sont aimables et semblent vouer une véritable passion pour les enfants -ce qui permet à nos petits de se sentir comme chez eux, au Cameroun.

J’ai hâte d’accueillir de nouveaux clients dans ma nouvelle ville d’adoption. Des personnes qui ont envie d’être accompagnées dans les changements qu’ils ont choisis ou dans ceux qui se présentent à eux. Rien de tel qu’une analyse des stratégies gagnantes déjà mises en place dans le passé. Et, de mon côté, je continuerai à faire de mon mieux pour m’adapter à mon nouvel environnement, comme, j’en suis persuadée, chacun de nous en a les ressources.

Mais rien de tel que le Nazar Boncuk (avec un fer à cheval!) pour s’assurer protection et chance…

chance
chance

 

On est ensemble ! Trouver sa juste place

on est ensemble

Une page se tourne car dans une semaine je quitterai le Cameroun. J’ai vécu près de 5 ans dans ce pays. J’y ai rencontré des hommes et des femmes pleins de vie et « qui se battent » (comme on dit ici). Leur énergie a rencontré la mienne et l’a démultipliée. Je voudrais ici les en remercier.

L’importance d’être ensemble est la première leçon que j’ai apprise ici. De la patrie à la région, en passant par la tribu, le clan et la famille élargie voire par les associations ou communautés religieuses, mes amis camerounais sont bien entourés. Un peu trop parfois, selon les dires de mes clients ! Le tout est de savoir comment trouver sa place en tant qu’individu dans un groupe mi-protecteur mi-étouffant. Comment concilier ses besoins et ses objectifs en fonction de l’environnement dans lequel on vit ? Comment faire lorsque notre environnement est tellement stable voire figé qu’il ne reste plus qu’à modifier nos comportements pour faire bouger les choses ? Comment respecter les traditions tout en affirmant notre individualité ? Voilà des questions que nous avons approfondies en coaching et pour lesquelles mes clients ont trouvé leurs propres réponses.

En attendant, je garde le souvenir de cet accueil chaleureux- curieux- timide que les Camerounais nous ont fait à ma famille et à moi. Et qui m’ont permis de me sentir faire partie d’une communauté : un sentiment qui fait appel à une valeur très importante pour moi.

On est ensemble !

Amandine