Comment j’ai arrêté de fumer grâce à l’hypnose

Dans cet article, je partage avec vous mon expérience d’ex-fumeuse et la manière dont j’ai arrêté grâce à l’hypnose. Je me confie parce que je pense que cela peut être utile pour ceux qui me liront. Que vous fumiez deux paquets ou deux cigarettes par jours, je crois que vous pouvez vous retrouver dans les grandes lignes de ce que je raconte ici. Et si vous ne fumez pas, cela peut vous aider à mieux comprendre la personne que vous aimez qui a cette détestable habitude.

J’ai fumé ma première cigarette alors que j’étais adolescente. C’était une transgression des règles familiales (mes parents ne fumaient pas et avaient horreur de ça)  et à la fois le  moyen de montrer à tous que, derrière mon air de jeune fille gentille, j’étais une sorte de James Dean,

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ou de cow-boy.http___mlalltheprettyhorseslm.files.wordpress.com_2011_04_cowboy-smoking

Une rebelle ! Chaque cigarette manifestait ce besoin de trouver liberté et indépendance dans ma vie.

J’ai fumé davantage quand je suis devenue étudiante. Je fumais quand j’étais en examens (stress) mais aussi pendant les fêtes (détente) et avec mes colocataires (amitié).

Et encore davantage quand je suis devenue prof. Là, j’avais en tête l’image de Michelle  Pfeiffer dans « Prof rebelle » (j’avais aussi une veste en cuir, d’ailleurs). Je fumais aux intercours. Je me cachais des élèves, mais je suppose que je devais sentir la cigarette quand même. J’ai commencé à me sentir mal à l’aise : clairement, ma valeur « liberté » rentrait en conflit avec une valeur qui avait émergé récemment, celle de « transmission ».

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J’ai voulu arrêter pendant mes grossesses et les allaitements de mes enfants. Malheureusement, j’ai craqué à plusieurs reprises. Chaque cigarette fumée a alourdi ma mauvaise conscience. Je voulais à la fois la santé pour mes enfants et retrouver une liberté que je pensais avoir perdue…Les deux semblaient incompatibles.

Je me suis cachée des enfants et j’ai menti à mon mari pour continuer à fumer. Si vous fumez, vous savez quel sentiment de culpabilité peut vous envahir quand vous en arrivez à cela. … ce n’est pas drôle du tout.

Je suis devenue coach et malgré les outils dont je disposais (pnl, etc), je continuais à fumer. Je me sentais en complète incongruence avec mes valeurs et avec le modèle que je voulais donner, non seulement à mes enfants mais aussi à mes clients (certes, on peut être un excellent thérapeute et aussi un fumeur mais je crois en la valeur de l’exemple). Ma tête savait que fumer était mauvais pour la santé, pour mon lien aux autres et à moi-même mais ma main cherchait fébrilement la cigarette du soir et le briquet qui l’allumerait. Car je n’en finissais pas de l’attendre, cette cigarette du soir : je l’attendais tellement que j’étais impatiente que les enfants dorment, que le film finisse, que le repas s’achève….pour fumer.

C’était devenu impossible à gérer. Je n’étais plus maître de mes gestes ni de mes pensées.

Alors, j’ai fait 2 choses sur plusieurs mois de temps :

  • J’ai lu le livre de Allen Carr
  • J’ai bénéficié d’une séance d’hypnose

Allen Carr ou la déconstruction intellectuelle 

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Arrêter, ce n’était pas ce que je voulais au départ car je pensais que j’aimais la cigarette du repas, du soir en regardant les étoiles, etc. Parfois, il faut du temps pour changer un comportement si inextricablement mêlé à notre personnalité… On en vient à penser que fumer fait partie de sa personnalité. Je m’aimais plutôt bien comme j’étais et j’avais peur de devenir (encore plus) sérieuse, (encore plus) ennuyante… Je voulais donc simplement être libre de fumer ou non, sans me sentir obligée de fumer. Le livre d’Allen Carr m’a fait comprendre que c’était intenable. Le « petit monstre en nous », celui qui voulait sa cigarette, était très très fort et me dominait. Il fallait le sevrer complètement. Intellectuellement, ses arguments répétés encore et encore ont fait mouche et m’ont convaincue que je n’étais ni libre ni indépendante en fumant, au contraire.

L’hypnose

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Vous le savez tous… une chose est de connaître, de comprendre intellectuellement, une autre est d’appliquer et de vivre pleinement ce qu’on a compris. Le  livre n’a pas suffi ; je me suis donc tournée -par hasard et sans conviction- vers l’hypnose. J’avais un peu peur de visiter mon inconscient que j’imaginais à tort (merci Freud !) comme un lieu sombre et malsain où il ne valait mieux pas trop traîner.

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Mais j’ai fait confiance à un ami praticien (Kristian Leperff) qui m’a proposé une séance. Après une superbe anamnèse où il a compris que j’aimais le feu et la nature, il a utilisé l’hypnose et l’intention positive en moi qui me poussait à fumer pour m’aider à changer de comportement. Car il avait bien compris que notre inconscient peut être la clé pour nous aider à changer au lieu d’un frein qui nous maintient dans une habitude qui ne nous convient plus.

Et quelle surprise ! L’inconscient, c’est simplement une partie de nous, tout aussi belle que le reste de notre esprit ! Simplement, cette partie est plus puissante et plus intelligente.  Elle est pleine de ressources, il suffit de lui demander- c’est plus facile sous hypnose. Elle parle un langage simple. Elle veut notre bien, mais pas toujours de la façon la plus adéquate.

yoga-657054_1280Dès le lendemain, je ne pensais plus à la cigarette. Et quand j’y pensais, elle n’était associée à aucune émotion, aucune valeur ; le blanc total : ni liberté, ni détente, ni stress. Ni le goût dans la bouche, ni l’odeur (et pourtant, j’inspirais avec délectation les nuages de fumée dans la rue quand mes moments d’arrêt du tabac…). C’en était presque bizarre, je vous l’avoue ! Aujourd’hui, je ne me sens ni plus sérieuse ni plus ennuyante qu’avant (il faudrait demander autour de moi pour en avoir confirmation 😉 ). Je respire à plein poumons les senteurs de la nature quand j’ai la chance d’être en forêt ou quand je cours dans le parc en bas de chez moi. Et je profite du moment présent.

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J’ai décidé de devenir praticienne en hypnose suite à cette expérience incroyable afin de partager avec les autres l’accès à cette magnifique partie de nous. Kristian a été mon premier professeur, Janet Verdeille la seconde. Si vous êtes fumeur, j’espère que mon expérience vous a donné envie d’appeler l’hypnothérapeute le plus proche. Si vous vous inquiétez pour quelqu’un que vous aimez, vous pourrez à la fois manifester envers lui plus de compréhension et peut-être lui conseiller cette solution.  Il faut parfois un peu de temps pour arriver à la décision d’arrêter de fumer. Et un peu plus pour y arriver. Mais notre corps en vaut la peine et je vous encourage à l’aimer.

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